Les difficultés de l'éducation des filles en République Centrafricaine

LES DIFFICULTES DE L’EDUCATION DES FILLES
 
INTRODUCTION

L’éducation est une obligation pour tout citoyen du monde et au aussi un droit inhérent à tout citoyen d’une nation. La République Centrafricaine en a fait aussi un droit pour son peuple.
Majoritaire sur les statistiques de la République Centrafricaine, les femmes sont les moins instruites de la population. Elles ne finissent pas la majorité le cycle du Fondamental 1 et rare le Fondamental 2 (6eme en Terminale) pour n’en rester là.
Cette population féminine qui devait le moteur non négligeable du développement est resté jusqu’à aujourd’hui dans l’oubliette et/ou les solutions depuis l’indépendance jusqu’à nos jours pour remédier à ces problèmes sont restées inefficace.
Nous ne proposerons pas de solutions mais seulement les statistiques nationales sur l’état de l’éducation des filles et femmes et les problèmes liés au frein de cette éducation féminine.  
Comme dit ci-haut, nous verrons d’abord les statistiques nationales sur l’éducation et ensuite les difficultés rencontrés pour l’éducation et ceux rencontrés par les filles elle-même.
 
LES STATISTIQUES NATIONALES SUR L’EDUCATION
Les caractéristiques humaines et physiques de la République Centrafricaine
 
Situation géographique 
Coordonnées :
Entre 14°20 et 27°25 Est et 11°20 Nord 

Superficie :
623.000 Km2
Pays limitrophes :
Tchad, Cameroun, Congo, RDC et Soudan 
Relief :
Plaines, Hauts massifs cristallins 
Sous-sol :
Importantes potentialités minérales 
Diamants et or (exploitation artisanale) 
Indices de fer, uranium, pétrole, étain et cuivre, etc.

Hydrographies :
Bassins : 2
Bassin de l’Oubangui au Sud (le Mbomou, Kotto et Lobaye) ; 
Bassin du Tchad au Nord (l’Ouham Pendè, Bar-Aouk

Climat
Types de climat : 3
Climat Equatorial au Sud (plus de 1500 mm d’eau) 
Climat intertropical  au centre (entre 1000 et 1500) 
Climat sub-sahélien au Nord (moins de 1000 mm) 
Température annuelle 26°

Végétation
Types de végétation : 3
Forêt équatoriale au Sud (variété d’essence précieuse) 
Savanes (boisée, arbustive et herbeuse) au Centre 
Steppe au Nord

Données démographiques 
Population (estimation 2000) : 3,5 Millions 
Population <15 ans : 47% 
Population 15 – 59 ans : 50% 
Population 60 ans ou + : 3% 
Population féminine : 51% 
Population masculine : 49%

Taux de croissance naturelle : 2,5% 
Densité : 6 hab/km2
Population urbaine : 39%  
Population rurale : 61%  
Taux de natalité (1994) : 38‰  
Taux de mortalité générale (1988) : 16,7‰ 
Taux de mortalité infantile (2000) : 130,6‰  
Taux de mortalité de – 5 ans (2000) : 194‰  
Espérance de vie à la naissance (1988) : 49 ans
 
Organisation politique

Indépendance : 13 Août 1960  
Constitution démocratique : Adopté en Janvier 1995  
Pouvoirs : 3 (Exécutif, Législatif et Judiciaire)  
Régime : Semi présidentiel de 5 ans renouvelable une fois  
Dernière élection présidentielle : 2003  
Gouvernement dirigé par : Un gouvernement nommé par un Président  
Assemblée Nationale : 105 députés élus pour 5 ans  
Cours constitutionnelle : 9 membres  
Langues officielles : Français et Sangô  

Organisation administrative

Régions administratives : 7
Région 1 : Préfecture de l’Ombella Mpoko et Lobaye avec Chef-lieu : Bimbo  
Région 2 : Préfecture de Nana Mambéré, Mambéré Kadéï  et Sangha – Mbaéré : Chef-lieu : Berberati  
Région 3 : Préfecture de l’Ouham et Ouham-Pendè avec Chef-lieu : Bossangoa  
Région  4 : Kémo, Nana-Gribizi et Ouaka avec Chef-lieu : Sibut  
Région 5 : Haute Kotto, Vakaga et Bamingui-Bangoran avec Chef-Lieu : Bria  
Région 6 : Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou avec Chef-Lieu : Bangassou  
Région 7 : Bangui
Préfectures : 16 
Sous – Préfectures : 66
Communes : 174
Capitale : Bangui  
villages/quartiers : 9500

Indicateurs économiques

PIB (en 1999) : 684 Milliards de F CFA  
PIB/hab. (1999) : 180.931 F CFA  
Taux de croissance du PIB (1999) : 3,5%  
Indice de Développement Humain (2000) : 0,342 (165eme/173 pays)  
Poids de la dette : Plus de 90%  des recettes propres de l’Etat  

Indicateurs de santé

Centres anti lèpres : 5
Nbre hab/médecin : 21342
Nbre hab/formation sanitaire : 7189
Lit : 1 lit pour 800 habitants
55% des enfants de 0-4 ans ont souffert du paludisme (2000)
37% des enfants de 0-4 ans ont souffert de la diarrhée (1998)
55% de la population ont accès à l’eau potable

Diagnostique du secteur de l’éducation

Enseignement Préscolaire : 175 jardins d’enfants, 30 écoles maternelles à Bangui et 5 en province

Enseignement Primaire et Secondaire :

Inspection académique de Bangui :

Primaire : 98 084 élèves (38 381 filles), 112 écoles primaires publiques et 26 privées, 1 165 salles de classe, 984 enseignements qualifiés (285 femmes), 397 enseignements non qualifiés (284 femmes), 54 180 table-bancs ;

Secondaire : 8 Lycées d’Enseignement Général, 1 lycée Technique, 1 Ecole de Métier d’Art, 1 Collège d’Enseignement Technique Féminin Public et 19 Etablissements Secondaires et Techniques Privés

Inspection Académique du Centre :

Primaire : 21 360 Elèves (8 018 Filles), 114 Ecoles, 330 Salles de classe,  192 Enseignements qualifiés (16 femmes), 127 Enseignements non qualifiés (9 femmes), 17 139 table-bancs.

Secondaire : 4 publics dont 3 Lycées,  1 Collège d’Enseignement Général, 2 privés dont 1 Lycée catholique et 1 Séminaire

Inspection Académique du Centre-Est :

Primaire : 28.078 Elèves (10.313 filles), 149 écoles, 455 salles de classe, 216 enseignements qualifiés (10 femmes), 204 enseignements non qualifiés (41 femmes), 31.385 table-bancs.

Secondaire : 3 Lycées et 3 Collège d’enseignement général.

Inspection Académique du Centre Sud :

Primaire : 55.145 élèves (22.494 filles), 210 écoles, 679 salles de classe, 313 enseignants qualifiés (43 femmes), 324 enseignants non qualifiés (41 femmes), 31.485 table-bancs.

Secondaire : 2 Lycées et 7 Collège d’enseignement général.
Inspection Académique du Nord :

Primaire : 44.746 élèves (15.875 filles), 291 écoles, 735 salles de classe, 216 enseignants qualifiés (10 femmes), 362 enseignants non qualifiés (9 femmes), 22.764 table-bancs.

Secondaire : 5 Lycées et 6 Collèges d’enseignement général et 1 Séminaire.

Inspection Académique du Nord Est :

Primaire : 70.814 élèves (10.395 filles), 63 écoles, 108 salles de classe, 58 enseignants qualifiés (30 femmes), 59 enseignants non qualifiés (3 femmes), 3.436 table-bancs.

Secondaire : 3 Lycées et 2 Collèges d’enseignement général.

Inspection Académique de l’Ouest :

Primaire : 54.024 élèves (19.386 filles), 257 écoles, 701 salles de classe, 284 enseignants qualifiés (23 femmes), 387 enseignants non qualifiés (33 femmes), 26.462 table-bancs.

Secondaire : 3 Lycées, 3 Collèges d’enseignement général et 4 Séminaires Catholiques.

Inspection Académique du Sud-Est :

Primaire : 26.243 élèves (9.512 filles), 211 écoles, 261 salles de classe,  229 enseignants qualifiés (18 femmes), 22.078 enseignants non qualifiés (21 femmes), 22.078 table-bancs.

Secondaire : 4 Lycées et 3 Collèges d’enseignement général.

TOTAL RCA :

Primaire : 335.500 élèves (139.879 filles, 41,69%) ;

Ecoles : 1.433 ;

Salles de classe : 4.730 ;

Enseignant qualifiés : 2.492 (435 femmes, 17,25%),

Enseignants non qualifiés : 2.092 (413 femmes, 19,74%),

Table-bancs : 191.945.

Taux brut de scolarisation au primaire : Ensemble = 56%, Garçon = 55%, Fille = 47%

Taux net de scolarisation au primaire 2001 : Ensemble = 40%, Garçon = 46%, Fille = 34%

Taux brut de scolarisation au secondaire : Ensemble = 9%, Garçon = 11,3%, Fille = 7%

Taux de déperdition au primaire : Ensemble : 32%, garçons = 32%, Filles = 33%

Taux de déperdition au secondaire : Ensemble = 26%, Garçon = 25%, Fille = 28%

Parité fille/garçon au primaire = 0,68

Parité fille/garçon au secondaire = 0,62
"Source : « Plan National d’Action de l’Education pour Tous »"

PROBLEMES LIES A L’EDUCATION

DIFFICULTES RENCONTREES POUR L’EDUCATION DES FILLES

Les difficultés rencontrées par le gouvernement pour l’éducation des filles sont nombreuses et nous ne pouvons pas tous les retracer. Nous verrons l’essentiel des problèmes et les plus frappants.
Difficultés d’ordre coutumier

La coutume centrafricaine n’est pas prête d’envoyer la fille à l’école puisque pour elle, la place de la femme c’est au foyer à côté du feu. Elle juge qu’envoyer une fille à l’école est une perte de temps et contre nature qui veux à ce que ce soit l’homme qui dirige la maison et que la femme soit son dépendant. 
Difficultés d’ordre logistique

Tout est centré à Bangui, dans les statistiques ci haut, nous voyons la disparité des nombres d’école sur l’étendue du territoire. Une école dans les zones reculées n’est pas facilement accessible puisqu’elle se retrouve à presque une vingtaine des autres villages alentour et cela décourage les parents à envoyer leurs enfants à s’aventurer dans une forêt avec tous les dangers qui s’y trouvent. Ce qui est à noter est que tout ce chemin, les élèves doivent le faire à pied en aller – retour soit 2 heures de routes en aller et le même en retour.
Les nombres de classe sont insignifiants, une classe peut prendre entre 50 – 80 élèves. La difficulté pour les enseignant de connaitre tous ces élèves et leurs problèmes spécifiques ; le surnombre est aussi un moteur non négligeable de découragement des élèves surtout des filles qui sont encore minoritaires dans l’ensemble.
Qualité d’enseignement

Un et le plus crucial des problèmes lié à l’éducation en RCA est la qualité de l’enseignement. Nous voyons se développer le phénomène de Maitre Parent (adulte ayant au trop un niveau de 3e) pour combler l’insuffisance de nombres des enseignants qualifiés. Ces Maitre Parents n’ayant pas fait la pédagogie essaie de donner le mieux de ce qu’ils ont pour l’éducation centrafricaine mais en fait de compte la majeure partie des élèves ressortent sans rien comprendre.
Le nombre des maitres et professeurs vacataires dépassent le nombre des intégrés.
Problème de salaire

 Les fonctionnaires ne sont pas payés et leur salaire est inférieur au cout de vie du pays. De là, on voie leur découragement dans l’enseignement des élèves ; ils imposent aux élèves des contributions pour les aider à subvenir à leurs besoins de tous les jours. En sommes, tout élève qui contribue à droit à des faveurs de la part des élèves et ceux qui ne le font pas se voient recevoir la colère du maitre. Du moment que la RCA est un pays pauvre, la majorité des parents sont incapable  de prendre en charge ces maitres sont obligés de retirer leurs enfants de l’école pour le travail champêtre.

DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES FILLES

Problèmes lie au milieu

 Surtout dans les villages, les filles se croient plus utiles à la maison qu’à l’école. La distance parcourue pour aller à l’école est plus longue que celle utilisée pour aller au champ et au champ le fruit est immédiat au bout de quelques mois alors que pour l’école c’est des années. Culturellement, la femme centrafricaine n’est pas encore pour se sacrifier dans une longue étude fastidieuse et couteuse.
 Les mamans enseignent à leurs filles qu’une bonne femme est une femme au foyer alors les filles se désintéressent elles-mêmes de l’école. 
La pauvreté

 La pauvreté qui sévie la majeure partie de la population centrafricaine est un grand frein à l’éducation des filles. De la question « qu’est-ce que je vais manger à midi ? », l’élève (ou la fille) ne se prête pas attention aux cours donnés dans la classe par le maitre. Elle va évoluer avec les lacunes et finir par abandonner l’étude au bas niveau. La faim, la famine, la disette sont des mots qui empêchent toute réflexion constructive juste l’instinct de survie. En parlant de l’instinct de survie, les filles sont obligées de suivre les parents au champs dans les coins reculés ou elles rentrent dans la maison d’un Monsieur pour fonder un foyer tout cela pour éviter de souffrir de la faim. Les conditions de vie difficile obligent certaines personnes à prendre certaines décisions qu’elles ne voulaient pas mais y sont obligées.
Harcèlement

 Les filles sont harcelés sur leur chemin de l’école d’abord les jeunes de leur secteur et ceux à coté de leur école, ensuite les grands personnes (fonctionnaire, commerçant) avec leurs moyens pour les détourner du chemin de l’école pour leur plaisir personnel et égoïste. Pire pour les fonctionnaires et commerçants, ils reçoivent le consentement des parents des filles car ils ont de l’argent et imposent leur volonté.
 En dernier lieu et plus déplorable, le comportement du corps éducatif envers les filles. Les filles sont soumises à des menaces verbales jusqu’à sur leurs notes de classe. Devant tout cet état, la fille se voie obliger d’abandonner me chemin des bancs.

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  MONSIEUR Justin innocent WILITE                                         Bangui le 8 Janvier 2021 Leader politique Centrafricain Domicilier...

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