DEBAT SUR L’ORIGINE DE LA CRISE















Justin Innocent WILITE

Présentation : liminaire de Monsieur Justin Innocent WILITE (Politologue et spiritain) Expert et professeur en Science politique et Spirituelle de l’Académie Américaine (ETAT DE NEW YORK)
wilite@hotmail.com.




La politique n’est pas seulement une science mais elle dispose une vie spirituelle et efficace pour l’exercice du pouvoir.

Voilà pourquoi, beaucoup des personnes parlent des loges et des groupes spirituels dominants dans les positions des prises des grandes décisions présidentielles dans le Monde.

La République centrafricaine n’est pas exclue dans les sphères énumérées comme Etat membre de cette pratique dominante.

La crise Centrafricaine dispose plusieurs facettes et présenter superficiellement en crise communautaire et confessionnelle.

Les Violations des dispositions de nos différentes constitutions sont les plus grandes crises et Origines et des déstabilisations systématiques de notre structure de base et de vie quotidienne.

Si nous pouvons citer à partir de janvier 2003 comme  année ciblée par la communauté Internationale pour la création de la Cour Pénale Spéciale en projection de réparation et poursuite judiciaire des violations des droits humains et crimes en grande  échelles.

Nous allons retrouver certains éléments de l’armée centrafricaine complices. Certains hommes politique complices et certains chefs ou groupes religieux complices de tous ses crimes commis sur nos différentes population.

Les plus grands dangereux organes et membres Complices et gestionnaire stratégique de ses crises est la magistrature ou certains Magistrats vivent de ses pratique et nommer pour suivre ses dossiers et bloquer toutes procédures en charges sans peser les risques de ses actions.

Les études de la communauté  internationale et expertises  de mètre en place la cour pénale spéciale pour expertiser la compétence et former les Magistrats centrafricains contre ses pratiques et rendre une décision de justice convenable en fait de réparation de  contravention, délit et de crime commis.

Les Nations Unies demeurent et  resteront partenaires de sortis des crises !

Est il possible de sortit de crise ?  Comment ? Par qui ? Et quel délai possible ?

Selon Christian OUSSEINE « la capoeira est un puissant vecteur de cohésion sociale »

Née dans la clandestinité, la Capoeira est un art martial afro-brésilien qui aurait ses racines dans les techniques de combat et les danses des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil. Elle se distingue des autres arts martiaux par son caractère ludique et acrobatique. Les pieds sont très largement mis à contribution durant le combat bien que d'autres parties du corps puissent être employées telles que les mains, la tête, les genoux et les coudes. La Capoeira exprimerait une forme de rébellion contre la société esclavagiste. Les premiers capoeiristes s'entraînaient à lutter en cachant leur art martial sous l'apparence d'un jeu. Aussi quand les maîtres approchaient, le caractère martial était déguisé par la musique et les chants. Christian OUSSEINE  Président de la Fédération centrafricaine de capoeira a bien voulu recevoir l'Hirondelle pour nous édifier sur les valeurs véhiculées par ce sport et son actualité en République centrafricaine.


LHRD : Quand fut créée votre Fédération ?

CO : notre Fédération fut créée le 19 février 2017. J’avais appris cet art martial en RDC dans le camp des réfugiés centrafricains. Je suis rentré à Bangui le 1er janvier 2015. J’ai commencé à donner des cours à Bimbo et à Pétévo. J’avais trois amis qui sont également rentrés du camp et qui avaient aussi appris la capoeira en RDC. Ensemble on a eu l’idée de créer des écoles de capoeira dans les 8 arrondissements de Bangui.

LHRD : Qu’est ce que la capoeira ?

CO : La capoeira naît dans des périodes troubles.  Créée dans le contexte esclavagiste au Brésil. C’étaient des esclaves brésiliens qui ont commencé cette lutte traditionnelle mélangée d'acrobaties et au rythme des tam-tam. La capoeira a des racines africaines. A la base la capoeira était interdite par les maîtres esclavagistes. Car cela prenait une allure de combat, un aspect belliqueux pour peut-être in fine se révolter. Les esclaves africains ont eu l’idée de se révolter et ont fui en brousse vers des refuges appelés Quilombos. De là-bas ils ont formé leur village libre et ont milité pour qu’on leur rende leur liberté. A la longue ils ont pris part avec les Brésiliens à un combat contre des assaillants qui voulaient envahir le Brésil. Ils ont gagné et on a reconnu leur art comme patrimoine du Brésil. Et ils ont eu l’opportunité de pratiquer leur art. Cet art martial est très violent. Notre Fédération fait partie de l'’association ABADA CAPOEIRA avec Mestre CAMISA ROSA. 

LHRD : Comment a évolué la capoeira depuis le Xxème siècle ?

CO : Au début du Xxème siècle la capoeira a gagné de plus en plus de popularité, elle se démocratisa et gagna en respectabilité. Elle fut soutenue par de nombreux artistes, penseurs et hommes publics brésiliens qui commencèrent à émettre la possibilité d'en faire une des nombreuses manifestations populaires et culturelles brésiliennes reconnues nationalement. Je précise que depuis le 26 novembre 2014 la roda (ronde) de capoeira a été déclarée patrimoine immatériel de l'Humanité par l'UNESCO.

LHRD : Que signifie ABADA CAPOEIRA ?

CO : C’est un acronyme qui signifie Association Brésilienne d’Appui au Développement de l’Art Capoeira qui est représentée dans 80 pays à travers le monde. La République centrafricaine en fait désormais partie. La Capoeira a permis de lutter contre la délinquance, la drogue, le chômage dans les favelas au Brésil. La Capoeira a créé du lien social et de l’emploi car les jeunes encadreurs sont payés par la Fédération.  Et cela pourrait inspirer la République centrafricaine.

LHRD : Les Professeurs PELEZINHO et Mestre COBRA vont venir à Bangui. Pouvez-vous nous en dire plus ?

CO : L'UNHCR en RDC a sollicité l’Association ABADA CAPOEIRA CONGO pour venir donner des cours dans le camp où nous étions réfugiés. On est parti à Kinshasa participer à la Batizado (Baptême) où on attribue des ceintures de niveau (ce sont des cordes de couleur). On a fait connaissance avec les Professeurs PELEZINHO et CASHORAO. Ils nous ont donné des cordes de couleur orange niveau 5. On est rentré à Bangui et nous avons pu devenir encadreurs. Mestre COBRA et Professeur PELEZINHO vont descendre à Bangui pour organiser une Batizado qui aura lieu du 3 au 8 septembre 2018 au Palais Omnisports. J’encourage tous mes Concitoyens à venir nombreux pour découvrir ce sport. Notre pays est plongé dans une crise confessionnelle qui crée des divisions au sein des communautés. Nous avons mis en place un projet dénommé « Capoeira pour la Paix et la Cohésion sociale » permettant de créer des écoles de la capoeira dans les écoles des 8 arrondissements de Bangui et permettant aux Jeunes Centrafricains d’interagir.

LHRD : Qu'est ce que le Batizado ?

CO : Le Batizado ou Baptême en portugais c'est le passage de grade. Il clôt généralement une semaine de stage ou moins avec l'intervention de personnes gradées venues de tout le globe. Un Mestre doit être présent. Entre chaque niveau il y a de petits spectacles de danse, de chants, de musique préparés par les élèves ou des démonstrations de capoeira avec les professeurs instructeurs. Les élèves sont appelés par leur nom de capoeira (apelido).  Ensuite un par un ils jouent avec l'un des professeurs jusqu'à être le plus souvent mis à terre afin d'être intrônisés dans le monde de la capoeira et aussi recevoir leur première corde. Une fois que tout le monde de même niveau est passé, les élèves jouent entre eux. Puis on leur remet leur corde équivalente par analogie à une ceinture dans d'autres arts martiaux. 

LHRD : quels sont les instruments de musique utilisés en capoeira ?

CO : 3 berimbau, 2 pandeiro, 1 atabaque, 1 agogo

LHRD : Quelle est la philosophie de celui qui pratique la capoeira ?

CO : Le partage, l’amour de son prochain, la maîtrise de soi, la créativité, l’oreille musicale. Il doit être combatif et être débordant d’énergie. On pratique la Roda, on se met en rond symbole de partage et d’égalité et nous entonnons notre chant fraternel «  Capoeira pour la Paix, la Cohabitation, l’Amour, le Respect de l’Autre et la Maîtrise de Soi ».

LHRD : Quelles sont les perspectives de votre Fédération ?

CO : Le Président de l’ABADA CAPOEIRA INTERNATIONAL, Mestre CAMISA ROSA basé à Rio de Janeiro au Brésil, pilote des projets sociaux à destination des Jeunes désoeuvrés pour guérir les traumatismes issus des conflits.  La capoeira initie ses pratiquants à la culture brésilienne et à la langue portugaise et tisse des relations intercontinentales entre les maîtres de capoeira visitant leurs écoles à l'étranger et les élèves partant au Brésil dans un voyage à la rencontre de la culture brésilienne et de leurs camarades capoeiristes. Au niveau international la discipline de la capoeira est majoritairement organisée en groupes eux-mêmes composés d'académies et d'écoles. 

LHRD : Quel est votre message à l’endroit des Autorités centrafricaines ?

CO : J’exhorte le Chef de l’Etat, Professeur TOUADERA à se rapprocher du Brésil via notre sport. C’est ce que l’on appelle la diplomatie du sport. Le Brésil a beaucoup à offrir à la République centrafricaine. A notre niveau, nous entendons apporter notre modeste contribution dans le rapprochement RCA-Brésil. Nous demandons le soutien des Autorités dans le développement de notre art martial vecteur de cohésion sociale. Je rappelle que nous encadrons des enfants de la rue à la Fondation Voix du Cœur de Bangui. Enfin j’invite le Président TOUADERA à venir assister à notre Batizado en septembre prochain, qui est un beau spectacle sportif et musical, symbole de la fraternité brésilo-centrafricaine. Si les personnes sont intéressés pour nous contacter afin de découvrir la capoeira ils peuvent appeler les numéros suivants : 72548533 et 75059974.

Interview réalisée par Isabelle KESSEL

« La Diaspora centrafricaine est un panneau de signalisation du désespoir » selon Johnny GONDA


Johnny Karel Arnold GONDA, Doctorant à l’Université Cheikh Anta DIOP en droit constitutionnel avec une thèse ayant pour titre » la problématique de limitation des mandats présidentiels ». Il a bien voulu recevoir l’Hirondelle pour nous faire part de sa lecture des évènements tragiques survenus à Bangui, sur la faillite des partis politiques de RCA  et sur les pistes de solution pour accéder à une paix durable.


L’Hirondelle (LHRD) : On vient d’assassiner lâchement l’Abbé TOUNGOUMALE BABA à l’Eglise Notre Dame de Fatima. Quel est votre sentiment ?

Johnny GONDA (JG) : C’est un mauvais signal qui montre un autre visage de la République centrafricaine mais pas le visage que l’on attendait. Tuer un leader religieux c’est un acte lâche et hautement criminel que nous pouvons assimiler à un acte génocidaire. En effet à travers l’Abbé c’est la communauté chrétienne qui est clairement visée. Cet acte ignoble a été posé dans le but de diviser la communauté nationale toute entière et nous sommes confrontés à une minorité qui refuse la paix. Nous ignorons pourquoi ils persistent dans leurs exactions et pourtant ils sont minoritaires. Nous exhortons la communauté internationale qui s’est donné dans ses objectifs principaux d’assurer la protection des minorités, d’interpeller la communauté musulmane de Centrafrique en l’occurrence leurs leaders religieux et tous ceux qui s’autoproclament leaders de la communauté musulmane de RCA de rappeler leurs brebis galeuses à l’ordre et à la raison. Et ce en vue de la cohésion sociale et une paix durable.

LHRD : Le Président TOUADERA a déclaré il y a peu que la main tendue sera bientôt retirée. Qu’en pensez-vous ?

JG : C’est une parole de sagesse. Car l’homme sage a pour caractère principal la douceur  et quand il décide de sanctionner, il doit sanctionner et sévèrement. Nous demandons avec insistance à tout Centrafricain qui constitue un obstacle à la paix et à la cohésion sociale, de se retenir et de mettre un terme à ces exactions. Cette mentalité criminelle et de trouble à l’ordre public ne saurait prospérer. Tout ceci ne peut concourir à un changement positif pour le pays.  Juridiquement la notion d’autodéfense tire son origine à partir du concept de fonctionnaire de fait. Ce qui justifie l’absence de l’autorité légitime en circonstances exceptionnelles. A cet effet, il y a eu l’élection d’un Président de la République entérinée d’un retour à l’ordre constitutionnel enfin appuyé par la présence des forces onusiennes. De fait qu’est ce qui peut légitimer l’existence de quelconque autodéfense en présence de ces puissances et forces légitimes en présence ?

LHRD : Un élément du contingent gabonais de la Minusca a été appréhendé il y a peu en train de vouloir approvisionner les éléments à problème du Km5 en munitions. Cela ne remet-il pas en cause le rôle de la MINUSCA en Centrafrique ?

JG : Ce délinquant gabonais ne méritait pas d’être rapatrié. Il faut que la Cour Pénale Spéciale le juge et nous aurions dû le garder en instance à Bangui. Cela soulève la question de savoir si la RCA peut vraiment compter sur la MINUSCA pour la résolution de la crise. Je considère que la MINUSCA refuse de faire le travail pour lequel on l’a envoyé ici. Logistiquement la MINUSCA dispose de matériels militaires très sophistiqués pour résoudre le problème centrafricain. 12000 éléments de la MINUSCA face à 6000 rebelles. Une question de volonté dès lors se pose. Et cette question mérite d’être débattue sérieusement.

LHRD : Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï LAVROV a déclaré il y a peu que si la MINUSCA refuse de remplir sa mission en RCA, la Russie le fera à sa place et en assumera toutes les conséquences. Qu’en dites-vous ?

JG : Une telle déclaration ne peut être justifiée que par le souci de la coopération et l’harmonie des acteurs de la politique internationale. Je tiens à vous préciser que la Russie ne fait pas partie de la communauté internationale. La communauté internationale ce sont les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France et l’Union européenne. La Russie c’est la puissance qui permet un rééquilibrage du monde. La Fédération de Russie permet de rechercher in fine l’équilibre du monde, un monde juste et vrai. Si la République centrafricaine rentre dans une coopération avec la Russie c’est que nos autorités ont estimé que cela serait profitable à notre pays. Il faut manifester notre réelle volonté de coopérer avec ce pays. Par conséquent le Président TOUADERA doit être clair avec les Russes ce qui permettra ensuite au peuple centrafricain d’adhérer ou pas à sa démarche intellectuelle.

LHRD : Une bonne partie des hommes politiques centrafricains ie l’élite de ce pays, ne voit pas d’un bon œil le rapprochement de la RCA avec la Russie. A quoi est dû ce phénomène ?

JG : Cette pseudo élite centrafricaine doit justifier les raisons de ce sentiment anti-russe par des arguments tangibles. Je ne vois que simagrées et gesticulations de la part de certains présidents de partis politiques qui au mieux critiquent mais au final ne proposent rien pour nous sortir du gouffre. Ces présidents de partis brillent par leur vacuité intellectuelle. C’est à cause de leur cécité que la RCA en est arrivée là. Nous devons soutenir nos autorités dans leur démarche de résolution de la crise. Ces autorités qui devront rendre compte au peuple devant l’Assemblée nationale et aux prochaines échéances présidentielles en 2021.

LHRD : Pensez-vous qu’il faille liquider Noureddine ADAM, Abdoulaye HISSENE, Ali DARAS et leurs amis ?

JG : On ne peut pas répondre clairement à cette question. Si les intéressés sont réellement centrafricains. Qu’ils tournent les yeux et regardent vers la Centrafrique. S’ils ont des parents en RCA, ils devraient comprendre que le pays a besoin de paix pour tous les Centrafricains y compris leurs parents. Maintenant si dans la recherche de la paix, il s’avère nécessaire de liquider ces individus hautement nuisibles, alors les autorités ont toute la latitude de le faire. L’ancien Président angolais Dos Santos avait éliminé Savimbi, chef de l’UNITA pour obtenir la paix dans son pays. Cet exemple peut être inspirant pour la RCA.

LHRD : Que pensez-vous de la contribution de la diaspora centrafricaine dans la résolution de la crise ?

JG : Cette diaspora qui se croit le leader de la Jeunesse, consciente pour l’avenir de la République centrafricaine, ne l’est pas. Quand on observe la diaspora centrafricaine,  on voit un panneau de signalisation de désespoir. Ce sont des gens qui veulent faire la politique  mais n’ont toujours pas compris que la politique c’est le savoir-faire. C’est une conception démodée que de penser que la politique c’est l’art de parler. La conception moderne de la politique c’est le savoir-faire. Je m’explique. La politique est orientée fondamentalement dans la résolution des problèmes de société. Et les discours seuls ne peuvent pas résoudre ces problématiques. Il faut ipso facto concrétiser ces discours en actes. En un mot il faut entrer dans l’action. Ces actes doivent être des actes visant la sécurité. La politique c’est le savoir-faire sécuritaire au niveau politique, économique, social et financier. Nous avons besoin de gens qui maîtrisent le savoir-faire sécuritaire. Ce qui pourra être salvateur pour notre pays. Nous n’avons pas besoin d’éloquence ou d’orateurs mais de faits concrets susceptibles de changer en profondeur la RCA.

LHRD : Pouvez-vous nous parler de vos travaux de thèse ?

JG : J’ai eu l’inspiration pour ma thèse suite à l’élection du Président TOUADERA à la Magistrature suprême. Je considérais cette élection comme un aéroport de la démocratie, celui de l’alternance politique en Afrique centrale.Le mal de notre continent c’est l’hypertrophie du pouvoir présidentiel et l’accaparement de ce même pouvoir par les Présidents de la sous-région. Cette thèse était pour moi l’occasion de réfléchir sur la capacité de la République centrafricaine à s’imposer comme un paradigme inspirant d’alternance démocratique vis-à-vis de nos voisins de la sous-région. Et ceci pourra également inspirer le Président TOUADERA à ne pas briguer plus de deux mandats. Ce qui in fine fera de l’alternance politique une réalité en Centrafrique.

Interview réalisée par Isabelle KESSEL

SOURCE LE JOURNAL "L'HIRONDELLE"

CRISE EN CENTRAFRIQUE : À LA CONQUÊTE DU DIAMANT AU PRIX D’UNE GUERRE CIVILE ?












Par Dominique Bilde Députée européenne du FN


L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA, et le trop plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain, nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration…

Pays de plus de 4,5 millions d’habitants, la Centrafrique (« RCA ») est un pays dont la production de diamants destinés à la haute joaillerie s’établit à environ 500.000 carats bruts par an. Paradoxalement, la RCA reste classée parmi les premiers pays les plus pauvres de la planète. Au surplus, à la suite du renversement en 2013 du président François Bozizé,
la RCA a connu un réel bouleversement. La situation très instable s’est aggravée après le départ du président Djotodia, contraint à l’exil en janvier 2014.
Ce chambardement politique a conduit les chrétiens à se constituer en milices connues sous le nom d’anti-balaka, afin de prendre leur revanche suite aux sévices des musulmans de la Séléka. Ce climat a tourné à l’affrontement interreligieux dont l’enjeu est clair : les vainqueurs de ces affrontements auront droit au contrôle des ressources naturelles dont regorge la RCA, notamment les diamants.
Le pays ne parvient plus à sortir cette spirale de violences, et ce nonobstant la présence de l’armée française dans le cadre de l’Opération Sangaris, qui a pris fin le 31 octobre 2016, ainsi que de la Minusca (mission de l’ONU en Centrafrique). En effet, début avril, les forces de sécurité centrafricaines en accord avec l’ONU, avaient lancé une opération militaire contre les groupes armés du PK5, principal quartier musulman de Bangui, afin de « ramener la paix » dans le quartier.
Le président Touadera, en fonction depuis mars 2016, a fait appel à la Russie pour ramener l’ordre dans le pays. Cependant, cela n’a pas empêché l’attaque de l’église de Notre-Dame de Fatima le 1er mai dernier, prise d’assaut par des hommes armés musulmans en plein office religieux, dans laquelle étaient rassemblés des centaines de fidèles catholiques pour une messe en hommage à Saint Joseph, patron des travailleurs. Le bilan est lourd : au moins 16 morts et 99 blessés (selon la Croix-Rouge centrafricaine). Ce climat « électrique » et ce regain de violences font craindre à beaucoup un embrasement comme la ville n’en a pas connu depuis plusieurs années.
La situation précaire du pays fait de celui-ci une cible évidente pour les pays étrangers, que l’envie de contrôle attire. Il faudra que les autorités centrafricaines redoublent de vigilance afin de conserver leur autonomie. L’attribution de missions claires aux intervenants internationaux parait dès lors essentielle. À ce titre, il faudra arrêter la rébellion, retrouver l’intégrité territoriale du pays, ainsi que traduire les chefs rebelles devant la Cour pénale spéciale de Bangui et la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. À ce stade, la RCA va-t-elle tirer son épingle du jeu ?
L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA, et le trop plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain, nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration d’ores et déjà inquiétante en Europe, en offrant une illusion de « sauveur » à ces peuples. Une solution plus rationnelle serait de soutenir ces pays dans le développement de leurs propres richesses, plutôt que de s’immiscer dans leurs affaires internes et de se substituer aux autorités en place, ce qui ne peut qu’encourager l’immigration.
L’équilibre proposé par ces intervenants étrangers à la majeure partie des pays africains conduit inévitablement à un déséquilibre profond dont les conséquences se répercutent tant au niveau interne africain, par une perte d’indépendance et d’autonomie, qu’au niveau européen par la hausse de l’arrivée de migrants sur le territoire.

Molengue Ti Kodro: Le peuple centrafricain va tres bientot triompher.

  MONSIEUR Justin innocent WILITE                                         Bangui le 8 Janvier 2021 Leader politique Centrafricain Domicilier...

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