Les difficultés de l'éducation des filles en République Centrafricaine

LES DIFFICULTES DE L’EDUCATION DES FILLES
 
INTRODUCTION

L’éducation est une obligation pour tout citoyen du monde et au aussi un droit inhérent à tout citoyen d’une nation. La République Centrafricaine en a fait aussi un droit pour son peuple.
Majoritaire sur les statistiques de la République Centrafricaine, les femmes sont les moins instruites de la population. Elles ne finissent pas la majorité le cycle du Fondamental 1 et rare le Fondamental 2 (6eme en Terminale) pour n’en rester là.
Cette population féminine qui devait le moteur non négligeable du développement est resté jusqu’à aujourd’hui dans l’oubliette et/ou les solutions depuis l’indépendance jusqu’à nos jours pour remédier à ces problèmes sont restées inefficace.
Nous ne proposerons pas de solutions mais seulement les statistiques nationales sur l’état de l’éducation des filles et femmes et les problèmes liés au frein de cette éducation féminine.  
Comme dit ci-haut, nous verrons d’abord les statistiques nationales sur l’éducation et ensuite les difficultés rencontrés pour l’éducation et ceux rencontrés par les filles elle-même.
 
LES STATISTIQUES NATIONALES SUR L’EDUCATION
Les caractéristiques humaines et physiques de la République Centrafricaine
 
Situation géographique 
Coordonnées :
Entre 14°20 et 27°25 Est et 11°20 Nord 

Superficie :
623.000 Km2
Pays limitrophes :
Tchad, Cameroun, Congo, RDC et Soudan 
Relief :
Plaines, Hauts massifs cristallins 
Sous-sol :
Importantes potentialités minérales 
Diamants et or (exploitation artisanale) 
Indices de fer, uranium, pétrole, étain et cuivre, etc.

Hydrographies :
Bassins : 2
Bassin de l’Oubangui au Sud (le Mbomou, Kotto et Lobaye) ; 
Bassin du Tchad au Nord (l’Ouham Pendè, Bar-Aouk

Climat
Types de climat : 3
Climat Equatorial au Sud (plus de 1500 mm d’eau) 
Climat intertropical  au centre (entre 1000 et 1500) 
Climat sub-sahélien au Nord (moins de 1000 mm) 
Température annuelle 26°

Végétation
Types de végétation : 3
Forêt équatoriale au Sud (variété d’essence précieuse) 
Savanes (boisée, arbustive et herbeuse) au Centre 
Steppe au Nord

Données démographiques 
Population (estimation 2000) : 3,5 Millions 
Population <15 ans : 47% 
Population 15 – 59 ans : 50% 
Population 60 ans ou + : 3% 
Population féminine : 51% 
Population masculine : 49%

Taux de croissance naturelle : 2,5% 
Densité : 6 hab/km2
Population urbaine : 39%  
Population rurale : 61%  
Taux de natalité (1994) : 38‰  
Taux de mortalité générale (1988) : 16,7‰ 
Taux de mortalité infantile (2000) : 130,6‰  
Taux de mortalité de – 5 ans (2000) : 194‰  
Espérance de vie à la naissance (1988) : 49 ans
 
Organisation politique

Indépendance : 13 Août 1960  
Constitution démocratique : Adopté en Janvier 1995  
Pouvoirs : 3 (Exécutif, Législatif et Judiciaire)  
Régime : Semi présidentiel de 5 ans renouvelable une fois  
Dernière élection présidentielle : 2003  
Gouvernement dirigé par : Un gouvernement nommé par un Président  
Assemblée Nationale : 105 députés élus pour 5 ans  
Cours constitutionnelle : 9 membres  
Langues officielles : Français et Sangô  

Organisation administrative

Régions administratives : 7
Région 1 : Préfecture de l’Ombella Mpoko et Lobaye avec Chef-lieu : Bimbo  
Région 2 : Préfecture de Nana Mambéré, Mambéré Kadéï  et Sangha – Mbaéré : Chef-lieu : Berberati  
Région 3 : Préfecture de l’Ouham et Ouham-Pendè avec Chef-lieu : Bossangoa  
Région  4 : Kémo, Nana-Gribizi et Ouaka avec Chef-lieu : Sibut  
Région 5 : Haute Kotto, Vakaga et Bamingui-Bangoran avec Chef-Lieu : Bria  
Région 6 : Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou avec Chef-Lieu : Bangassou  
Région 7 : Bangui
Préfectures : 16 
Sous – Préfectures : 66
Communes : 174
Capitale : Bangui  
villages/quartiers : 9500

Indicateurs économiques

PIB (en 1999) : 684 Milliards de F CFA  
PIB/hab. (1999) : 180.931 F CFA  
Taux de croissance du PIB (1999) : 3,5%  
Indice de Développement Humain (2000) : 0,342 (165eme/173 pays)  
Poids de la dette : Plus de 90%  des recettes propres de l’Etat  

Indicateurs de santé

Centres anti lèpres : 5
Nbre hab/médecin : 21342
Nbre hab/formation sanitaire : 7189
Lit : 1 lit pour 800 habitants
55% des enfants de 0-4 ans ont souffert du paludisme (2000)
37% des enfants de 0-4 ans ont souffert de la diarrhée (1998)
55% de la population ont accès à l’eau potable

Diagnostique du secteur de l’éducation

Enseignement Préscolaire : 175 jardins d’enfants, 30 écoles maternelles à Bangui et 5 en province

Enseignement Primaire et Secondaire :

Inspection académique de Bangui :

Primaire : 98 084 élèves (38 381 filles), 112 écoles primaires publiques et 26 privées, 1 165 salles de classe, 984 enseignements qualifiés (285 femmes), 397 enseignements non qualifiés (284 femmes), 54 180 table-bancs ;

Secondaire : 8 Lycées d’Enseignement Général, 1 lycée Technique, 1 Ecole de Métier d’Art, 1 Collège d’Enseignement Technique Féminin Public et 19 Etablissements Secondaires et Techniques Privés

Inspection Académique du Centre :

Primaire : 21 360 Elèves (8 018 Filles), 114 Ecoles, 330 Salles de classe,  192 Enseignements qualifiés (16 femmes), 127 Enseignements non qualifiés (9 femmes), 17 139 table-bancs.

Secondaire : 4 publics dont 3 Lycées,  1 Collège d’Enseignement Général, 2 privés dont 1 Lycée catholique et 1 Séminaire

Inspection Académique du Centre-Est :

Primaire : 28.078 Elèves (10.313 filles), 149 écoles, 455 salles de classe, 216 enseignements qualifiés (10 femmes), 204 enseignements non qualifiés (41 femmes), 31.385 table-bancs.

Secondaire : 3 Lycées et 3 Collège d’enseignement général.

Inspection Académique du Centre Sud :

Primaire : 55.145 élèves (22.494 filles), 210 écoles, 679 salles de classe, 313 enseignants qualifiés (43 femmes), 324 enseignants non qualifiés (41 femmes), 31.485 table-bancs.

Secondaire : 2 Lycées et 7 Collège d’enseignement général.
Inspection Académique du Nord :

Primaire : 44.746 élèves (15.875 filles), 291 écoles, 735 salles de classe, 216 enseignants qualifiés (10 femmes), 362 enseignants non qualifiés (9 femmes), 22.764 table-bancs.

Secondaire : 5 Lycées et 6 Collèges d’enseignement général et 1 Séminaire.

Inspection Académique du Nord Est :

Primaire : 70.814 élèves (10.395 filles), 63 écoles, 108 salles de classe, 58 enseignants qualifiés (30 femmes), 59 enseignants non qualifiés (3 femmes), 3.436 table-bancs.

Secondaire : 3 Lycées et 2 Collèges d’enseignement général.

Inspection Académique de l’Ouest :

Primaire : 54.024 élèves (19.386 filles), 257 écoles, 701 salles de classe, 284 enseignants qualifiés (23 femmes), 387 enseignants non qualifiés (33 femmes), 26.462 table-bancs.

Secondaire : 3 Lycées, 3 Collèges d’enseignement général et 4 Séminaires Catholiques.

Inspection Académique du Sud-Est :

Primaire : 26.243 élèves (9.512 filles), 211 écoles, 261 salles de classe,  229 enseignants qualifiés (18 femmes), 22.078 enseignants non qualifiés (21 femmes), 22.078 table-bancs.

Secondaire : 4 Lycées et 3 Collèges d’enseignement général.

TOTAL RCA :

Primaire : 335.500 élèves (139.879 filles, 41,69%) ;

Ecoles : 1.433 ;

Salles de classe : 4.730 ;

Enseignant qualifiés : 2.492 (435 femmes, 17,25%),

Enseignants non qualifiés : 2.092 (413 femmes, 19,74%),

Table-bancs : 191.945.

Taux brut de scolarisation au primaire : Ensemble = 56%, Garçon = 55%, Fille = 47%

Taux net de scolarisation au primaire 2001 : Ensemble = 40%, Garçon = 46%, Fille = 34%

Taux brut de scolarisation au secondaire : Ensemble = 9%, Garçon = 11,3%, Fille = 7%

Taux de déperdition au primaire : Ensemble : 32%, garçons = 32%, Filles = 33%

Taux de déperdition au secondaire : Ensemble = 26%, Garçon = 25%, Fille = 28%

Parité fille/garçon au primaire = 0,68

Parité fille/garçon au secondaire = 0,62
"Source : « Plan National d’Action de l’Education pour Tous »"

PROBLEMES LIES A L’EDUCATION

DIFFICULTES RENCONTREES POUR L’EDUCATION DES FILLES

Les difficultés rencontrées par le gouvernement pour l’éducation des filles sont nombreuses et nous ne pouvons pas tous les retracer. Nous verrons l’essentiel des problèmes et les plus frappants.
Difficultés d’ordre coutumier

La coutume centrafricaine n’est pas prête d’envoyer la fille à l’école puisque pour elle, la place de la femme c’est au foyer à côté du feu. Elle juge qu’envoyer une fille à l’école est une perte de temps et contre nature qui veux à ce que ce soit l’homme qui dirige la maison et que la femme soit son dépendant. 
Difficultés d’ordre logistique

Tout est centré à Bangui, dans les statistiques ci haut, nous voyons la disparité des nombres d’école sur l’étendue du territoire. Une école dans les zones reculées n’est pas facilement accessible puisqu’elle se retrouve à presque une vingtaine des autres villages alentour et cela décourage les parents à envoyer leurs enfants à s’aventurer dans une forêt avec tous les dangers qui s’y trouvent. Ce qui est à noter est que tout ce chemin, les élèves doivent le faire à pied en aller – retour soit 2 heures de routes en aller et le même en retour.
Les nombres de classe sont insignifiants, une classe peut prendre entre 50 – 80 élèves. La difficulté pour les enseignant de connaitre tous ces élèves et leurs problèmes spécifiques ; le surnombre est aussi un moteur non négligeable de découragement des élèves surtout des filles qui sont encore minoritaires dans l’ensemble.
Qualité d’enseignement

Un et le plus crucial des problèmes lié à l’éducation en RCA est la qualité de l’enseignement. Nous voyons se développer le phénomène de Maitre Parent (adulte ayant au trop un niveau de 3e) pour combler l’insuffisance de nombres des enseignants qualifiés. Ces Maitre Parents n’ayant pas fait la pédagogie essaie de donner le mieux de ce qu’ils ont pour l’éducation centrafricaine mais en fait de compte la majeure partie des élèves ressortent sans rien comprendre.
Le nombre des maitres et professeurs vacataires dépassent le nombre des intégrés.
Problème de salaire

 Les fonctionnaires ne sont pas payés et leur salaire est inférieur au cout de vie du pays. De là, on voie leur découragement dans l’enseignement des élèves ; ils imposent aux élèves des contributions pour les aider à subvenir à leurs besoins de tous les jours. En sommes, tout élève qui contribue à droit à des faveurs de la part des élèves et ceux qui ne le font pas se voient recevoir la colère du maitre. Du moment que la RCA est un pays pauvre, la majorité des parents sont incapable  de prendre en charge ces maitres sont obligés de retirer leurs enfants de l’école pour le travail champêtre.

DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES FILLES

Problèmes lie au milieu

 Surtout dans les villages, les filles se croient plus utiles à la maison qu’à l’école. La distance parcourue pour aller à l’école est plus longue que celle utilisée pour aller au champ et au champ le fruit est immédiat au bout de quelques mois alors que pour l’école c’est des années. Culturellement, la femme centrafricaine n’est pas encore pour se sacrifier dans une longue étude fastidieuse et couteuse.
 Les mamans enseignent à leurs filles qu’une bonne femme est une femme au foyer alors les filles se désintéressent elles-mêmes de l’école. 
La pauvreté

 La pauvreté qui sévie la majeure partie de la population centrafricaine est un grand frein à l’éducation des filles. De la question « qu’est-ce que je vais manger à midi ? », l’élève (ou la fille) ne se prête pas attention aux cours donnés dans la classe par le maitre. Elle va évoluer avec les lacunes et finir par abandonner l’étude au bas niveau. La faim, la famine, la disette sont des mots qui empêchent toute réflexion constructive juste l’instinct de survie. En parlant de l’instinct de survie, les filles sont obligées de suivre les parents au champs dans les coins reculés ou elles rentrent dans la maison d’un Monsieur pour fonder un foyer tout cela pour éviter de souffrir de la faim. Les conditions de vie difficile obligent certaines personnes à prendre certaines décisions qu’elles ne voulaient pas mais y sont obligées.
Harcèlement

 Les filles sont harcelés sur leur chemin de l’école d’abord les jeunes de leur secteur et ceux à coté de leur école, ensuite les grands personnes (fonctionnaire, commerçant) avec leurs moyens pour les détourner du chemin de l’école pour leur plaisir personnel et égoïste. Pire pour les fonctionnaires et commerçants, ils reçoivent le consentement des parents des filles car ils ont de l’argent et imposent leur volonté.
 En dernier lieu et plus déplorable, le comportement du corps éducatif envers les filles. Les filles sont soumises à des menaces verbales jusqu’à sur leurs notes de classe. Devant tout cet état, la fille se voie obliger d’abandonner me chemin des bancs.

Rapport de l'Inspection Politique Générale de la République Centrafricaine de 2011 à 2018

Rapport de l’Inspection Politique Générale de la République Centrafricaine de 2011 à 2018

Une Conception et Rapport Professionnel et Politique de Monsieur Justin Innocent WILITE

POLITOLOGUE et SPIRITAIN,  Président Exécutif International de l’ICERI Inc. (Centre International Pour la Relation et des Investissement  basé aux Etats Unis)

                     Sommaire

Rapport Général de la Situation Politique Centrafricaine début 2010 à 2018

Titre I : Election Présidentielle 2011

Titre II : Election Législative 2011

Titre   III : Début des Crises de 2013

Titre  IV : Perspectives des Sorties des Crises et Elections 2015

Titre V : Organisation du Pouvoir et projet Constitutionnel de 2015

Titre VI : Organisations et Faiblesses des Institutions de 2015 Constituées

Titre VII : Le Défit de Sortir des  Crises Généralisés

Titre VIII : Les Visions de la Nouvelle Nation  en Expertises Institutionnelles et Constitutionnelles

Titre I : Election Présidentielle 2011

Première Partie (1)

Les différents Candidats Présidentiels publiés par la décision de la cour Constitutionnelle

Deuxième partie (2)

L’invalidation de la candidature de Monsieur Justin Innocent WILITE

Troisième Partie (3)

Le début du Contentieux Pré-électoral présidentiel

Titre ll : Les élections Législatives

Première partie (1)

Les différents candidats et leurs partis politiques

Deuxième partie (2)

Les manœuvres des candidats de la tendance Présidentielle

Troisième partie (3)

L’objectif principal de la tendance présidentielle

Titre lll : Début des Crises de 2013

Première partie (1)

Les caractéristiques de la crise centrafricaine stratégiques

Deuxième partie (2)

Les obligations institutionnelles de gérer les crises

Titre  IV : Perspectives des Sorties des Crises et Elections 2015

Première partie (1)

L’embargo des Nations Unies sur les Armes

Deuxième partie (2)

 L’embargo sur le commerce de Diamant et Or Centrafricain   

Troisième partie (3)

Les caques Bleus des Nations Unies et leurs Différentes Missions             

Titre V  : Organisation du Pouvoir et Projet Constitutionnel de 2015

Première partie (1)

L’application juridique constitutionnelle

Deuxième partie (2)

La Non Maitrise constitutionnelle et de l’applicabilité juridique

Troisième partie (3)

La confusion de gouverner et de la séparation du pouvoir

Titre VI : Organisations et Faiblesses des Institutions de 2015 Constituées

Première partie (1)

Le premier gouvernement de 2015 constitué

Deuxième partie (2)

La Non Maitrise de la crise

Troisième partie (3)

La Confusion Confessionnelle et Religieuse crée par le gouvernement

Quatrième partie (4)

La déchéance du gouvernement aux règlements  de la crise

Titre VII : le déficit de Sortie des  Crises Généralisés

Première partie (1)

Les institutions issues de la constitution fragilisées

Deuxième partie (2)

Faiblesses et désorganisations des institutions étatiques

Troisième partie (3)

Les confusions hiérarchiques et protocolaires des organes étatiques

Titre VIII : Les Visions de la Nouvelle Nation  en Expertises Institutionnelles et Constitutionnelles

Première partie (1)

Une Nouvelle Constitution en Rapport de traitement des Crises

Deuxième partie (2)

Le leadership compatible aux gestions des crises

Troisième partie (3)

La Redéfinition des principes de la Coopération Internationale Intégrée

Quatrième partie (4)

La Création des Nouvelles Institutions Dynamiques du Développement

   

Wilite face à la presse

       Conférence de Presse de Monsieur Justin Innocent WILITE (POLITOLOGUE et SPIRITAIN)

Président de Parti Politique Congres Centrafricain pour la Renaissance (CCR) et Coordonateur Général de la Coalition Démocratique et Républicaine pour la Renaissance Centrafricaine (CDRC)

             Synthèses Préliminaires

A Lingbi é Zi Kodoro ti yé Na ya ti Passi

Coalition Démocratique et Républicaine pour la Renaissance Centrafricaine (CDRRC)
Conseil Stratégique de Sortie de la Crise (CSSC)

 (A)Mission Diplomatique et Militaire      &  (B) Mission diplomatique et Politique

                Objectifs Techniques

1 Rencontrer les  Initiateurs et facilitateurs des Initiatives Africaines pour la Paix en  RCA (F.Route)

2 Présenter les difficultés et impossibilités des réussites du Dialogue de l’initiative Africaine (RCA)

3 Proposer de projet alternatif au Manquement de leadership du Gouvernement au Dialogue

              Contrainte Militaire

Le Gouvernement et les groupes Armées signataires des Accords de DDR ne sont pas prés pour dialoguer.

La Politique Militaire du Gouvernement ne cadre pas au climat du dialogue comme critère Stratégique.

Le Gouvernement Centrafricain signataire de la  feuille de route de l’Initiative Africaine pour la paix ne métrise pas son Rôle de leadership primaire.

La demande de l’Ames ti des certains groupe Armée devraient intéressée le gouvernement pour clarifier le rôle futur de la cour pénale Spéciale.

            Contrainte diplomatique

La Communauté Internationale est Seule dans les Mobilisations et facilitations des participants pour le Dialogue.

Le Gouvernement ne présente pas un climat de confiance pour la population, les leaders politiques et les groupes Armées signataires du Programme de DDR.

Le programme Implique la Justice et la Réparation des Victimes des Conflits qui sont oubliés par le Gouvernement Signataire du programme de cette Feuillet de Route.

Quelle solution ?  Quelle Proposition doit Présentée à la Communauté Internationale pour l’Alternative du feuillet de Route qui est techniquement et politiquement Caduques ?

La Cour pénale Spéciale dispose toutes les Compétences pour Condamner ou Acquitter les Accusés des Crimes ?

Chaque Centrafricain doit Répondre aux Interrogations et trouver une Solution ???

La Vision de la Crise Politique et Sociale Centrafricaine

La crise Centrafricaine dispose plusieurs facettes et présenter superficiellement en crise communautaire et confessionnelle.

Les Violations des dispositions de nos différentes constitutions sont les plus grandes crises et Origines et des déstabilisations systématiques de notre structure de base et de vie quotidienne.

Si nous pouvons citer à partir de janvier 2003 comme  Année ciblée par la Communauté Internationale pour la Création de la Cour Pénale Spéciale en projection de Réparation et poursuite judiciaire des violations des droits humains et crimes en grande  échelles.

Nous allons retrouver certains éléments de l’armée centrafricaine complices. Certains hommes politique complices et certains chefs ou groupes religieux complices de tous ses crimes commis sur nos différentes population.

Les plus grands dangereux organes et membres Complices et gestionnaire stratégique de ses crises est la magistrature ou certains Magistrats vivent de ses pratique et nommer pour suivre ses dossiers et bloquer toutes procédures en charges sans peser les risques de ses actions.

Les études de la communauté  internationale et expertises de mètre en place la cour pénale spéciale pour expertiser la compétence et former les Magistrats centrafricains contre ses pratiques et rendre une décision de justice convenable en fait de réparation de  contravention, délit et de crime commis.

Les Nations Unies demeurent et resteront partenaires de sortis des crises !

Est il possible de sortit de crise ?Comment ? Par qui ? Et quel délai possible ?

Les criteres de la nationalité Centrafricaine

Thème : les critères de la nationalité Centrafricaine.

Lieu: stade omnisports, Avenue des Martyrs, Espace Wifi Chez Fode

Date : samedi 29 septembre 2018

Heure : 15:00 - 18:00

Article 1 :

La  loi  détermine  quels individus ont  à  leur  naissance  la nationalité Centrafricaine à  titre  de nationalité d’origine.

La  nationalité Centrafricaine s’acquiert ou se  perd  après la naissance  par l’effet de  la loi ou  par une  décision de  l’autorité  publique  prise  dans les conditions fixées par la  loi.

DEBAT SUR L’ORIGINE DE LA CRISE















Justin Innocent WILITE

Présentation : liminaire de Monsieur Justin Innocent WILITE (Politologue et spiritain) Expert et professeur en Science politique et Spirituelle de l’Académie Américaine (ETAT DE NEW YORK)
wilite@hotmail.com.




La politique n’est pas seulement une science mais elle dispose une vie spirituelle et efficace pour l’exercice du pouvoir.

Voilà pourquoi, beaucoup des personnes parlent des loges et des groupes spirituels dominants dans les positions des prises des grandes décisions présidentielles dans le Monde.

La République centrafricaine n’est pas exclue dans les sphères énumérées comme Etat membre de cette pratique dominante.

La crise Centrafricaine dispose plusieurs facettes et présenter superficiellement en crise communautaire et confessionnelle.

Les Violations des dispositions de nos différentes constitutions sont les plus grandes crises et Origines et des déstabilisations systématiques de notre structure de base et de vie quotidienne.

Si nous pouvons citer à partir de janvier 2003 comme  année ciblée par la communauté Internationale pour la création de la Cour Pénale Spéciale en projection de réparation et poursuite judiciaire des violations des droits humains et crimes en grande  échelles.

Nous allons retrouver certains éléments de l’armée centrafricaine complices. Certains hommes politique complices et certains chefs ou groupes religieux complices de tous ses crimes commis sur nos différentes population.

Les plus grands dangereux organes et membres Complices et gestionnaire stratégique de ses crises est la magistrature ou certains Magistrats vivent de ses pratique et nommer pour suivre ses dossiers et bloquer toutes procédures en charges sans peser les risques de ses actions.

Les études de la communauté  internationale et expertises  de mètre en place la cour pénale spéciale pour expertiser la compétence et former les Magistrats centrafricains contre ses pratiques et rendre une décision de justice convenable en fait de réparation de  contravention, délit et de crime commis.

Les Nations Unies demeurent et  resteront partenaires de sortis des crises !

Est il possible de sortit de crise ?  Comment ? Par qui ? Et quel délai possible ?

Selon Christian OUSSEINE « la capoeira est un puissant vecteur de cohésion sociale »

Née dans la clandestinité, la Capoeira est un art martial afro-brésilien qui aurait ses racines dans les techniques de combat et les danses des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil. Elle se distingue des autres arts martiaux par son caractère ludique et acrobatique. Les pieds sont très largement mis à contribution durant le combat bien que d'autres parties du corps puissent être employées telles que les mains, la tête, les genoux et les coudes. La Capoeira exprimerait une forme de rébellion contre la société esclavagiste. Les premiers capoeiristes s'entraînaient à lutter en cachant leur art martial sous l'apparence d'un jeu. Aussi quand les maîtres approchaient, le caractère martial était déguisé par la musique et les chants. Christian OUSSEINE  Président de la Fédération centrafricaine de capoeira a bien voulu recevoir l'Hirondelle pour nous édifier sur les valeurs véhiculées par ce sport et son actualité en République centrafricaine.


LHRD : Quand fut créée votre Fédération ?

CO : notre Fédération fut créée le 19 février 2017. J’avais appris cet art martial en RDC dans le camp des réfugiés centrafricains. Je suis rentré à Bangui le 1er janvier 2015. J’ai commencé à donner des cours à Bimbo et à Pétévo. J’avais trois amis qui sont également rentrés du camp et qui avaient aussi appris la capoeira en RDC. Ensemble on a eu l’idée de créer des écoles de capoeira dans les 8 arrondissements de Bangui.

LHRD : Qu’est ce que la capoeira ?

CO : La capoeira naît dans des périodes troubles.  Créée dans le contexte esclavagiste au Brésil. C’étaient des esclaves brésiliens qui ont commencé cette lutte traditionnelle mélangée d'acrobaties et au rythme des tam-tam. La capoeira a des racines africaines. A la base la capoeira était interdite par les maîtres esclavagistes. Car cela prenait une allure de combat, un aspect belliqueux pour peut-être in fine se révolter. Les esclaves africains ont eu l’idée de se révolter et ont fui en brousse vers des refuges appelés Quilombos. De là-bas ils ont formé leur village libre et ont milité pour qu’on leur rende leur liberté. A la longue ils ont pris part avec les Brésiliens à un combat contre des assaillants qui voulaient envahir le Brésil. Ils ont gagné et on a reconnu leur art comme patrimoine du Brésil. Et ils ont eu l’opportunité de pratiquer leur art. Cet art martial est très violent. Notre Fédération fait partie de l'’association ABADA CAPOEIRA avec Mestre CAMISA ROSA. 

LHRD : Comment a évolué la capoeira depuis le Xxème siècle ?

CO : Au début du Xxème siècle la capoeira a gagné de plus en plus de popularité, elle se démocratisa et gagna en respectabilité. Elle fut soutenue par de nombreux artistes, penseurs et hommes publics brésiliens qui commencèrent à émettre la possibilité d'en faire une des nombreuses manifestations populaires et culturelles brésiliennes reconnues nationalement. Je précise que depuis le 26 novembre 2014 la roda (ronde) de capoeira a été déclarée patrimoine immatériel de l'Humanité par l'UNESCO.

LHRD : Que signifie ABADA CAPOEIRA ?

CO : C’est un acronyme qui signifie Association Brésilienne d’Appui au Développement de l’Art Capoeira qui est représentée dans 80 pays à travers le monde. La République centrafricaine en fait désormais partie. La Capoeira a permis de lutter contre la délinquance, la drogue, le chômage dans les favelas au Brésil. La Capoeira a créé du lien social et de l’emploi car les jeunes encadreurs sont payés par la Fédération.  Et cela pourrait inspirer la République centrafricaine.

LHRD : Les Professeurs PELEZINHO et Mestre COBRA vont venir à Bangui. Pouvez-vous nous en dire plus ?

CO : L'UNHCR en RDC a sollicité l’Association ABADA CAPOEIRA CONGO pour venir donner des cours dans le camp où nous étions réfugiés. On est parti à Kinshasa participer à la Batizado (Baptême) où on attribue des ceintures de niveau (ce sont des cordes de couleur). On a fait connaissance avec les Professeurs PELEZINHO et CASHORAO. Ils nous ont donné des cordes de couleur orange niveau 5. On est rentré à Bangui et nous avons pu devenir encadreurs. Mestre COBRA et Professeur PELEZINHO vont descendre à Bangui pour organiser une Batizado qui aura lieu du 3 au 8 septembre 2018 au Palais Omnisports. J’encourage tous mes Concitoyens à venir nombreux pour découvrir ce sport. Notre pays est plongé dans une crise confessionnelle qui crée des divisions au sein des communautés. Nous avons mis en place un projet dénommé « Capoeira pour la Paix et la Cohésion sociale » permettant de créer des écoles de la capoeira dans les écoles des 8 arrondissements de Bangui et permettant aux Jeunes Centrafricains d’interagir.

LHRD : Qu'est ce que le Batizado ?

CO : Le Batizado ou Baptême en portugais c'est le passage de grade. Il clôt généralement une semaine de stage ou moins avec l'intervention de personnes gradées venues de tout le globe. Un Mestre doit être présent. Entre chaque niveau il y a de petits spectacles de danse, de chants, de musique préparés par les élèves ou des démonstrations de capoeira avec les professeurs instructeurs. Les élèves sont appelés par leur nom de capoeira (apelido).  Ensuite un par un ils jouent avec l'un des professeurs jusqu'à être le plus souvent mis à terre afin d'être intrônisés dans le monde de la capoeira et aussi recevoir leur première corde. Une fois que tout le monde de même niveau est passé, les élèves jouent entre eux. Puis on leur remet leur corde équivalente par analogie à une ceinture dans d'autres arts martiaux. 

LHRD : quels sont les instruments de musique utilisés en capoeira ?

CO : 3 berimbau, 2 pandeiro, 1 atabaque, 1 agogo

LHRD : Quelle est la philosophie de celui qui pratique la capoeira ?

CO : Le partage, l’amour de son prochain, la maîtrise de soi, la créativité, l’oreille musicale. Il doit être combatif et être débordant d’énergie. On pratique la Roda, on se met en rond symbole de partage et d’égalité et nous entonnons notre chant fraternel «  Capoeira pour la Paix, la Cohabitation, l’Amour, le Respect de l’Autre et la Maîtrise de Soi ».

LHRD : Quelles sont les perspectives de votre Fédération ?

CO : Le Président de l’ABADA CAPOEIRA INTERNATIONAL, Mestre CAMISA ROSA basé à Rio de Janeiro au Brésil, pilote des projets sociaux à destination des Jeunes désoeuvrés pour guérir les traumatismes issus des conflits.  La capoeira initie ses pratiquants à la culture brésilienne et à la langue portugaise et tisse des relations intercontinentales entre les maîtres de capoeira visitant leurs écoles à l'étranger et les élèves partant au Brésil dans un voyage à la rencontre de la culture brésilienne et de leurs camarades capoeiristes. Au niveau international la discipline de la capoeira est majoritairement organisée en groupes eux-mêmes composés d'académies et d'écoles. 

LHRD : Quel est votre message à l’endroit des Autorités centrafricaines ?

CO : J’exhorte le Chef de l’Etat, Professeur TOUADERA à se rapprocher du Brésil via notre sport. C’est ce que l’on appelle la diplomatie du sport. Le Brésil a beaucoup à offrir à la République centrafricaine. A notre niveau, nous entendons apporter notre modeste contribution dans le rapprochement RCA-Brésil. Nous demandons le soutien des Autorités dans le développement de notre art martial vecteur de cohésion sociale. Je rappelle que nous encadrons des enfants de la rue à la Fondation Voix du Cœur de Bangui. Enfin j’invite le Président TOUADERA à venir assister à notre Batizado en septembre prochain, qui est un beau spectacle sportif et musical, symbole de la fraternité brésilo-centrafricaine. Si les personnes sont intéressés pour nous contacter afin de découvrir la capoeira ils peuvent appeler les numéros suivants : 72548533 et 75059974.

Interview réalisée par Isabelle KESSEL

« La Diaspora centrafricaine est un panneau de signalisation du désespoir » selon Johnny GONDA


Johnny Karel Arnold GONDA, Doctorant à l’Université Cheikh Anta DIOP en droit constitutionnel avec une thèse ayant pour titre » la problématique de limitation des mandats présidentiels ». Il a bien voulu recevoir l’Hirondelle pour nous faire part de sa lecture des évènements tragiques survenus à Bangui, sur la faillite des partis politiques de RCA  et sur les pistes de solution pour accéder à une paix durable.


L’Hirondelle (LHRD) : On vient d’assassiner lâchement l’Abbé TOUNGOUMALE BABA à l’Eglise Notre Dame de Fatima. Quel est votre sentiment ?

Johnny GONDA (JG) : C’est un mauvais signal qui montre un autre visage de la République centrafricaine mais pas le visage que l’on attendait. Tuer un leader religieux c’est un acte lâche et hautement criminel que nous pouvons assimiler à un acte génocidaire. En effet à travers l’Abbé c’est la communauté chrétienne qui est clairement visée. Cet acte ignoble a été posé dans le but de diviser la communauté nationale toute entière et nous sommes confrontés à une minorité qui refuse la paix. Nous ignorons pourquoi ils persistent dans leurs exactions et pourtant ils sont minoritaires. Nous exhortons la communauté internationale qui s’est donné dans ses objectifs principaux d’assurer la protection des minorités, d’interpeller la communauté musulmane de Centrafrique en l’occurrence leurs leaders religieux et tous ceux qui s’autoproclament leaders de la communauté musulmane de RCA de rappeler leurs brebis galeuses à l’ordre et à la raison. Et ce en vue de la cohésion sociale et une paix durable.

LHRD : Le Président TOUADERA a déclaré il y a peu que la main tendue sera bientôt retirée. Qu’en pensez-vous ?

JG : C’est une parole de sagesse. Car l’homme sage a pour caractère principal la douceur  et quand il décide de sanctionner, il doit sanctionner et sévèrement. Nous demandons avec insistance à tout Centrafricain qui constitue un obstacle à la paix et à la cohésion sociale, de se retenir et de mettre un terme à ces exactions. Cette mentalité criminelle et de trouble à l’ordre public ne saurait prospérer. Tout ceci ne peut concourir à un changement positif pour le pays.  Juridiquement la notion d’autodéfense tire son origine à partir du concept de fonctionnaire de fait. Ce qui justifie l’absence de l’autorité légitime en circonstances exceptionnelles. A cet effet, il y a eu l’élection d’un Président de la République entérinée d’un retour à l’ordre constitutionnel enfin appuyé par la présence des forces onusiennes. De fait qu’est ce qui peut légitimer l’existence de quelconque autodéfense en présence de ces puissances et forces légitimes en présence ?

LHRD : Un élément du contingent gabonais de la Minusca a été appréhendé il y a peu en train de vouloir approvisionner les éléments à problème du Km5 en munitions. Cela ne remet-il pas en cause le rôle de la MINUSCA en Centrafrique ?

JG : Ce délinquant gabonais ne méritait pas d’être rapatrié. Il faut que la Cour Pénale Spéciale le juge et nous aurions dû le garder en instance à Bangui. Cela soulève la question de savoir si la RCA peut vraiment compter sur la MINUSCA pour la résolution de la crise. Je considère que la MINUSCA refuse de faire le travail pour lequel on l’a envoyé ici. Logistiquement la MINUSCA dispose de matériels militaires très sophistiqués pour résoudre le problème centrafricain. 12000 éléments de la MINUSCA face à 6000 rebelles. Une question de volonté dès lors se pose. Et cette question mérite d’être débattue sérieusement.

LHRD : Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï LAVROV a déclaré il y a peu que si la MINUSCA refuse de remplir sa mission en RCA, la Russie le fera à sa place et en assumera toutes les conséquences. Qu’en dites-vous ?

JG : Une telle déclaration ne peut être justifiée que par le souci de la coopération et l’harmonie des acteurs de la politique internationale. Je tiens à vous préciser que la Russie ne fait pas partie de la communauté internationale. La communauté internationale ce sont les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France et l’Union européenne. La Russie c’est la puissance qui permet un rééquilibrage du monde. La Fédération de Russie permet de rechercher in fine l’équilibre du monde, un monde juste et vrai. Si la République centrafricaine rentre dans une coopération avec la Russie c’est que nos autorités ont estimé que cela serait profitable à notre pays. Il faut manifester notre réelle volonté de coopérer avec ce pays. Par conséquent le Président TOUADERA doit être clair avec les Russes ce qui permettra ensuite au peuple centrafricain d’adhérer ou pas à sa démarche intellectuelle.

LHRD : Une bonne partie des hommes politiques centrafricains ie l’élite de ce pays, ne voit pas d’un bon œil le rapprochement de la RCA avec la Russie. A quoi est dû ce phénomène ?

JG : Cette pseudo élite centrafricaine doit justifier les raisons de ce sentiment anti-russe par des arguments tangibles. Je ne vois que simagrées et gesticulations de la part de certains présidents de partis politiques qui au mieux critiquent mais au final ne proposent rien pour nous sortir du gouffre. Ces présidents de partis brillent par leur vacuité intellectuelle. C’est à cause de leur cécité que la RCA en est arrivée là. Nous devons soutenir nos autorités dans leur démarche de résolution de la crise. Ces autorités qui devront rendre compte au peuple devant l’Assemblée nationale et aux prochaines échéances présidentielles en 2021.

LHRD : Pensez-vous qu’il faille liquider Noureddine ADAM, Abdoulaye HISSENE, Ali DARAS et leurs amis ?

JG : On ne peut pas répondre clairement à cette question. Si les intéressés sont réellement centrafricains. Qu’ils tournent les yeux et regardent vers la Centrafrique. S’ils ont des parents en RCA, ils devraient comprendre que le pays a besoin de paix pour tous les Centrafricains y compris leurs parents. Maintenant si dans la recherche de la paix, il s’avère nécessaire de liquider ces individus hautement nuisibles, alors les autorités ont toute la latitude de le faire. L’ancien Président angolais Dos Santos avait éliminé Savimbi, chef de l’UNITA pour obtenir la paix dans son pays. Cet exemple peut être inspirant pour la RCA.

LHRD : Que pensez-vous de la contribution de la diaspora centrafricaine dans la résolution de la crise ?

JG : Cette diaspora qui se croit le leader de la Jeunesse, consciente pour l’avenir de la République centrafricaine, ne l’est pas. Quand on observe la diaspora centrafricaine,  on voit un panneau de signalisation de désespoir. Ce sont des gens qui veulent faire la politique  mais n’ont toujours pas compris que la politique c’est le savoir-faire. C’est une conception démodée que de penser que la politique c’est l’art de parler. La conception moderne de la politique c’est le savoir-faire. Je m’explique. La politique est orientée fondamentalement dans la résolution des problèmes de société. Et les discours seuls ne peuvent pas résoudre ces problématiques. Il faut ipso facto concrétiser ces discours en actes. En un mot il faut entrer dans l’action. Ces actes doivent être des actes visant la sécurité. La politique c’est le savoir-faire sécuritaire au niveau politique, économique, social et financier. Nous avons besoin de gens qui maîtrisent le savoir-faire sécuritaire. Ce qui pourra être salvateur pour notre pays. Nous n’avons pas besoin d’éloquence ou d’orateurs mais de faits concrets susceptibles de changer en profondeur la RCA.

LHRD : Pouvez-vous nous parler de vos travaux de thèse ?

JG : J’ai eu l’inspiration pour ma thèse suite à l’élection du Président TOUADERA à la Magistrature suprême. Je considérais cette élection comme un aéroport de la démocratie, celui de l’alternance politique en Afrique centrale.Le mal de notre continent c’est l’hypertrophie du pouvoir présidentiel et l’accaparement de ce même pouvoir par les Présidents de la sous-région. Cette thèse était pour moi l’occasion de réfléchir sur la capacité de la République centrafricaine à s’imposer comme un paradigme inspirant d’alternance démocratique vis-à-vis de nos voisins de la sous-région. Et ceci pourra également inspirer le Président TOUADERA à ne pas briguer plus de deux mandats. Ce qui in fine fera de l’alternance politique une réalité en Centrafrique.

Interview réalisée par Isabelle KESSEL

SOURCE LE JOURNAL "L'HIRONDELLE"

CRISE EN CENTRAFRIQUE : À LA CONQUÊTE DU DIAMANT AU PRIX D’UNE GUERRE CIVILE ?












Par Dominique Bilde Députée européenne du FN


L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA, et le trop plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain, nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration…

Pays de plus de 4,5 millions d’habitants, la Centrafrique (« RCA ») est un pays dont la production de diamants destinés à la haute joaillerie s’établit à environ 500.000 carats bruts par an. Paradoxalement, la RCA reste classée parmi les premiers pays les plus pauvres de la planète. Au surplus, à la suite du renversement en 2013 du président François Bozizé,
la RCA a connu un réel bouleversement. La situation très instable s’est aggravée après le départ du président Djotodia, contraint à l’exil en janvier 2014.
Ce chambardement politique a conduit les chrétiens à se constituer en milices connues sous le nom d’anti-balaka, afin de prendre leur revanche suite aux sévices des musulmans de la Séléka. Ce climat a tourné à l’affrontement interreligieux dont l’enjeu est clair : les vainqueurs de ces affrontements auront droit au contrôle des ressources naturelles dont regorge la RCA, notamment les diamants.
Le pays ne parvient plus à sortir cette spirale de violences, et ce nonobstant la présence de l’armée française dans le cadre de l’Opération Sangaris, qui a pris fin le 31 octobre 2016, ainsi que de la Minusca (mission de l’ONU en Centrafrique). En effet, début avril, les forces de sécurité centrafricaines en accord avec l’ONU, avaient lancé une opération militaire contre les groupes armés du PK5, principal quartier musulman de Bangui, afin de « ramener la paix » dans le quartier.
Le président Touadera, en fonction depuis mars 2016, a fait appel à la Russie pour ramener l’ordre dans le pays. Cependant, cela n’a pas empêché l’attaque de l’église de Notre-Dame de Fatima le 1er mai dernier, prise d’assaut par des hommes armés musulmans en plein office religieux, dans laquelle étaient rassemblés des centaines de fidèles catholiques pour une messe en hommage à Saint Joseph, patron des travailleurs. Le bilan est lourd : au moins 16 morts et 99 blessés (selon la Croix-Rouge centrafricaine). Ce climat « électrique » et ce regain de violences font craindre à beaucoup un embrasement comme la ville n’en a pas connu depuis plusieurs années.
La situation précaire du pays fait de celui-ci une cible évidente pour les pays étrangers, que l’envie de contrôle attire. Il faudra que les autorités centrafricaines redoublent de vigilance afin de conserver leur autonomie. L’attribution de missions claires aux intervenants internationaux parait dès lors essentielle. À ce titre, il faudra arrêter la rébellion, retrouver l’intégrité territoriale du pays, ainsi que traduire les chefs rebelles devant la Cour pénale spéciale de Bangui et la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. À ce stade, la RCA va-t-elle tirer son épingle du jeu ?
L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA, et le trop plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain, nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration d’ores et déjà inquiétante en Europe, en offrant une illusion de « sauveur » à ces peuples. Une solution plus rationnelle serait de soutenir ces pays dans le développement de leurs propres richesses, plutôt que de s’immiscer dans leurs affaires internes et de se substituer aux autorités en place, ce qui ne peut qu’encourager l’immigration.
L’équilibre proposé par ces intervenants étrangers à la majeure partie des pays africains conduit inévitablement à un déséquilibre profond dont les conséquences se répercutent tant au niveau interne africain, par une perte d’indépendance et d’autonomie, qu’au niveau européen par la hausse de l’arrivée de migrants sur le territoire.

Le cinéaste Habib De Wilfried MAZANGUE


Pour le cinéaste Habib De Wilfried MAZANGUE « il faut organiser des Cafés Cinéma pour redynamiser le 7ème art centrafricain »

Monsieur Habib De Wilfried MAZANGUE est Cinéaste de profession et Consultant audiovisuel auprès de la Cellule de Communication de l’Université de Bangui. Il a bien voulu recevoir l'Hirondelle pour nous édifier sur les perspectives du cinéma centrafricain et les démarches menées par le Réseau des Cinéastes centrafricains pour redynamiser leur art et le faire partager aux cinéphiles de RCA à à l'étranger. Car le cinéma centrafricain a vocation à s'exporter dans les grands Festivals internationaux mais aussi à côtoyer d'autres cinémas du monde dans un Festival dédié, qui sera organisé à moyen terme en RCA et ce pour un brassage des cultures. Vecteur d'enrichissements humains et de rapprochement des peuples.


L'Hirondelle (LHRD) : Comment êtes-vous venu au cinéma ?

Habib De Wilfried MAZANGUE (HWM): Je suis Ingénieur des travaux cinématographiques. J'ai fait mes études à l'Institut supérieur de l'image et du son de Ouagadougou au Burkina Faso. Ensuite je suis rentré à Bangui. Puis j'ai créé une société dénommée FILMS CONSULT AFRIK (une SARL). Ensuite j'ai créé une ONG Afrimages international qui est une ONG de production, de cinéma et d'audiovisuel. J'ai créé la société précitée car pour candidater aux appels d'offres auprès de la Francophonie, il faut être Chef d'entreprise. J'ai alors postulé à trois appels à projet de la Francophonie (Fonds francophone audiovisuel du Sud). J'ai également créé l'ONG pour pouvoir bénéficier des prestations auprès des organismes internationaux et obtenir des subventions de l'Etat. Enfin, je suis Coordonnateur du RECEPCIA (Réseau Centrafricain des Professionnels du Cinéma et de l'Audiovisuel).

LHRD : Quelle est votre actualité artistique ?

HWM : J'ai écrit des scénari qui ne sont pas encore financés ainsi que des fictions. J'ai également écrit des films documentaires pour mettre en exergue des faits sociaux. J'ai postulé à des appels à projet. En avril 2018, j'ai procédé à la réalisation et le montage d’une émission télévisuelle d’éducation scolaire intitulée « VOTRE ENFANT, COMMENT LE RENDRE GENIE » qui s’étale sur 15 épisodes de 15 minutes chacun pour le compte de AFRIMAGE INTERNATIONAL ; En mars 2018 je fus le Coréalisateur sur un film de docu-fiction  de portrait d’un volontaire en cours de montage pour le compte de NOVO MEDIA, entreprise américaine.  En Janvier  2018 je fus Assistant réalisateur et cadreur sur un film de moyen métrage de 32 min intitulé «Conseil de famille » pour le compte de Groupe culturel « MBIYE BEAFRICA ». En mai 2017 : Réalisation et montage d’un film documentaire de 15 min intitulé « Fistules Obstétricales en Centrafrique, Sensibilisation et Plaidoyer » pour le compte de l’UNFPA ; 

LHRD : Y-a-il un déficit d représentativité des cinéastes centrafricains dans le monde ?

HWM : C'est par nos œuvres que nous pourrons exister et faire rayonner la République centrafricaine à l'international. Je propose d'organiser des Rencontres du Cinéma, des Cafés Cinéma pour débattre du cinéma africain en général et du cinéma centrafricain en particulier. Avant même d'organiser un Festival du cinéma en Centrafrique, nous devons produire des œuvres cinématographiques qui tiennent la route et qui suscitent l'intérêt des Festivals étrangers. De plus pour organiser un Festival international en RCA, il faut mobiliser des moyens financiers conséquents et disposer d'un carnet d'adresses pour  inviter les grands noms du septième art qui auront une audience dans le monde entier et feront découvrir la RCA à l'étranger sous un jour enviable et noble.  Pour cela on doit commencer par les Cafés cinéma et inviter les jeunes réalisateurs, les jeunes talents à confronter leurs points de vue sur les techniques de cinéma et les genres de la discipline. On doit inviter les cinéphiles car c'est notre public qui peut aussi nous édifier sur leurs attentes critiques. Sur ce que, nous, cinéastes, nous sommes susceptibles d'apporter à la Nation centrafricaine.

LHRD : Pensez-vous qu'il faille organiser la profession de cinéaste en République centrafricaine ?

HWM : Il y a peu de professionnels du cinéma en RCA. Il y a de jeunes amateurs et des professionnels qui tournent des films dans leur coin. Il faut résolument regrouper toutes ces personnes au sein d'ateliers de formations pour faire d'une pierre deux coups. On va faire l'inventaire de qui est professionnel et qui a écrit quoi ? Pour faire un état des lieux de la profession et du secteur du cinéma en Centrafrique.  En 2013, nous avions créé le RECEPCIA qui est le Réseau centrafricain du secteur cinématographique et dont le siège est situé au Palais Omnisports.  Les adhérents de ce réseau sont les Responsables numéro 1 de leurs associations respectives dans le domaine du cinéma et du théâtre. Mon ONG Afrimages International est affiliée à ce réseau. Pour les gens intéressés pour rejoindre le réseau ils peuvent contacter le RECEPCIA au 72383433 et 75507761. Je fais du learn-doing (en anglais « apprendre en faisant » pour former nos étudiants en cinéma et audiovisuel. Le RECEPCIA fut créé en 2013 mais en raison de la crise les activités ont été bloquées. Nous avons réussi à obtenir l'agrément du Ministère de la Culture. Nous souhaitons relancer les activités.

LHRD : Pouvez-vous nous parler de la Rencontre Cinéma q
ui aura lieu début septembre 2018. En quoi consistera-telle ?

HWM : Nous sommes en phase de mobilisation des financements pour organiser cette Rencontre cinéma dans des conditions optimales. A cet égard, je lance un vibrant appel aux partenaires financiers de la RCA, amoureux du cinéma et soucieux de soutenir notre art.  Nous allons débattre du cinéma, des techniques de réalisation, de l'écriture d'un scénario, de la direction des acteurs, du montage, de la production. Si l'on parvient à organiser plusieurs Cafés Cinéma et évènements de ce genre. L'optique d'un Festival international du 7ème art à Bangui pourrait devenir une réalité à moyen terme.

Interview réalisée par Isabelle KESSEL

SOURCE JOURNAL "L'HIRONDELLE"


















Emmanuel YOUMELE veut organiser une Bangui Fashion Week vitrine du talent centrafricain

Monsieur Emmanuel YOUMELE, Président de l'ASCCAM (Association des Stylistes, Couturiers centrafricains et Mannequinat) a bien voulu recevoir l'Hirondelle pour nous édifier sur les difficultés que connaît la mode centrafricaine et son souhait de hisser haut ce secteur afin de le faire connaître à l'étranger par l'organisation d'une Bangui Fashion Week. Enfin il forme le vœu de l'émergence d'une industrie de la mode en Centrafrique et du développement d'usines textiles. Entretien.

L'Hirondelle (LHRD) : quelle est la genèse de l'ASCCAM ?

Emmanuel YOUMELE (EY) : Je suis allé à l'étranger plus précisément à Abidjan au MASA (Marché africain du spectacle) en 1995. J'étais avec Pathéo un styliste ivoirien. Patheo était le couturier personnel de Nelson MANDELA. A mon retour à Bangui, j'ai voulu reproduire l'exemple de l'Association des Stylistes ivoiriens. J'ai appelé l'un de mes frères et on a fait de la sensibilisation. Le 9 juin 2009 nous sommes allés à l'Espace Linga Tere pour une première réunion et nous avons fixé la date de l'AG pour mettre en place le Bureau de l'ASCCAM. Puis nous avons mis en place les points focaux dans les huit arrondissements de Bangui. En 2010, on a reçu la reconnaissance administrative du Ministère de l'Intérieur et du Ministère des Arts et de la Culture. Ensuite, nous avons organisé notre premier défilé intitulé « Balade sur l'Oubangui ». Ensuite d'autres défilés ont suivi en partenariat avec l'Association Maboko na Maboko, qui est basée à Bordeaux en France. Il y a eu par ailleurs des renforcements de capacités pour les couturiers.

LHRD : quelle est la différence entre un tailleur et un styliste ?

EY: La mode est un grand cercle qui recouvre de nombreuses spécificités. Les tailleurs sont des piqueurs et les couturiers sont ceux qui sont en mesure de gérer un atelier de couture. Le styliste c'est un créateur. Le modéliste travaille conjointement avec le styliste. C'est lui qui reçoit les patrons. Quant au costumier, c'est celui qui sait lire un scénario et qui réalise aussi des moulages. Le costumier est én définitive au sommet de cette profession. Quand il y a un scénario de film c'est au costumier de réaliser les costumes de tous les personnages et de les présenter ensuite au metteur en scène pour appréciation.

LHRD : Pourquoi la mode centrafricaine est moins avancée que celle du Mali, du Niger ou encore du Sénégal ?

EY : La République centrafricaine est un pays qui a connu des crises à répétition obérant son émergence socio-économique. Les entreprises qui avaient coutume de nous financer et donc de soutenir notre art, sont plus rétives pour octroyer des fonds de nos jours. Ce qui fait qu'il nous est très difficile d'organiser des défilés y compris haute couture. Ceci freine notre créativité et notre progression.

LHRD : quelles sont les perspectives de la mode centrafricaine ?

EY : Nous aspirons à organiser une Bangui Fashion Week qui puisse rivaliser avec celle de l'Angola, de l'Afrique du Sud ou du Ghana. Ces pays sont très inspirants pour nous stylistes centrafricains. Nous exhortons les entreprises basées en République centrafricaine à travailler avec nous, à nous soutenir financièrement pour que l'on puisse organiser des défilés haut de gamme avec des décors époustouflants et une scénographie empreinte de créativité et d'innovation.

LHRD : en votre qualité de styliste centrafricain, quel est votre message à l'endroit du Gouvernement ?

EY : Nous demandons au Gouvernement de nous accompagner dans notre processus créatif sur un plan financier, technique avec les formations dédiées à la haute couture africaine. De nous aider à promouvoir la mode centrafricaine à l'étranger, de nous aider à faire connaître nos créations et modèles lors de leurs voyages à l'extérieur. Nous demandons au Président TOUADERA d'être l'Ambassadeur de la Mode centrafricaineà l'international. Nous demandons enfin au Gouvernement de nous aider à mettre en place une industrie de la mode centrafricaine.

LHRD : comment la mode centrafricaine peut-elle devenir une industrie ?

EY : Les personnes ressources sont là. A l'ASCCAM. Nous avions déposé un projet à l'Union européenne qui a été retenu. Il consiste en en la construction d'un Institut de formation de la couture, du stylisme et de la mode. Auparavant, la RCA disposait d'une industrie cotonnière Oubangui-Tchad basée à Boali. Elle fut fermée en 1970. Puis il y a eu UCATEX. Fermée aussi depuis. Il faut aussi renforcer nos capacités créatives. Je pense à l'enseignement supérieur avec des spécialisations dans le domaine du textile. Pourquoi ne pas demander une convention de partenariat avec la Parson School of Design de New York qui forment les meilleurs stylistes au monde. Et ce via l'Ambassade des Etats-Unis. C'est une idée à creuser. Nous saluons enfin la Chine qui a accepté de créer une usine de textile à Bossangoa en plus de l'exploitation du coton. Nous exhortons les sociétés étrangères à s'installer en République centrafricaine pour installer des usines textile pourvoyeuses d'emplois et de dynamisme économique.

Interview réalisée par Isabelle KESSEL

SOURCE JOURNAL "L'HIRONDELLE"

Organisation à Bangui d’une conférence-débat sur le leadership des jeunes et les relations avec la Russie

Bangui, 23 av. (ACAP)- Le directeur exécutif du centre international en développement de l’éthique et du leadership (CIDEL), le pasteur Augustin Hibaïlé et le président des paysans centrafricains, Pascal Bida-koyagbélé, ont animé, samedi 21 avril 2018 à Bangui, une conférence-débat portant sur le thème : « Le leadership des jeunes, quelles perspectives » pour le premier et « L’intervention de la Russie peut-elle sauver la RCA ? » pour le second.



Organisation à Bangui d’une conférence-débat sur le leadership des jeunes et les relations avec la Russie
 Le Pasteur Augustin Hibaïlé a expliqué que le thème qu’il a exposé vise à inciter les jeunes à être une jeunesse visionnaire après la crise que le pays vient de connaître. 
  
Il a indiqué que son enseignement a essayé de faire un retour rétrospectif sur la crise identitaire du centrafricain qui ne connaît pas l’histoire et les idéaux des grands hommes qui ont construit la nation centrafricaine. 
  
Selon lui, l’éducation doit être au cœur de ce système qui cherche à modeler les jeunes à l’image de  ce qui s'est fait peu de temps après les indépendances. 
  
En somme, l’orateur a émis le vœu qu’il y ait adéquation entre la formation et l’emploi en formant des créateurs d’emploi au lieu des demandeurs d’emploi. 
  
Quant à la conférence débat la plus attendue, Pascal Bida-koyagbélé a soutenu que le rapprochement de la République Centrafricaine avec  la Russie  est salutaire pour notre pays sur les plans politique, économique, social, géostratégique, et diplomatique. 
  
Ce rapprochement permet à notre armée d’être suréquipée, surentrainée et que d’ici la fin de l’année, cette armée sera entièrement sur pied, a-t-il affirmé. 
  
Il a relevé que les opérateurs russes se proposent de développer des deals avec nos opérateurs économiques dans le domaine des industries, des banques, des services et que ce pays ami se propose de livrer à la RCA 6.000 tracteurs agricoles. 
  
La Fédération de Russie, qui a d'immenses potentialités en richesses du sous-sol, ne convoite nullement nos minerais mais cherche seulement à se positionner en Afrique, a-t-il souligné. 
  
Sur le plan diplomatique, il a mentionné la Volonté de la Russie qui s’est fortement impliquée dans la résolution de la crise centrafricaine et ne pourra être qu’un allié au niveau du Conseil de Sécurité.  
  
Selon lui, le rapprochement avec la Russie commence à faire bouger les lignes car Israël se propose d’envoyer en République Centrafricaine des instructeurs pour former nos militaires. 
  
Pascal Bida-koyagbélé a conclu en pointant la volonté de la Russie d’amener la République Centrafricaine à coopérer avec des pays émergents, notamment ceux de la Fédération de Russie, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et la Chine. 
  
Il convient de rappeler que c’’est maître Isabel Kessel qui a assuré la modération de cette conférence-débat. 

SOURCE "CENTRAFRICAINE PRESSE"
  

PROMETHEUS-RCA réfléchit sur les enjeux du leadership des Jeunes et de la coopération RCA-Russie

Le Think Tank Prometheus-RCA a réfléchi sur les thèmes du leadership de la jeunesse et de la coopération Russie-RCA. Devant un public venu en nombre au Palais Omnisports, les panélistes Pascal Bida KOYAGBELE et le Docteur HIBAILE, Fondateur du CIDEL ont pu édifier les participants sur les thèmes précités et leurs enjeux.
DR AUGUSTIN HIBAILLE, Coordonnateur ONG CIDEL

Mr Pascal Bida KOYAGBELE, Président des Paysns Centrafricains

Les participants aux conférence-débats
La promotion du leadership des Jeunes en République centrafricaine peut autoriser le développement du pays. L 'enjeu d'une formation de qualité et surtout adaptée aux réalités du marché du travail en Centrafrique a été abordé par le Dr HIBAILE. Fondateur du Centre International pour le Leadership, Augustin HIBAILE a rappelé que 60% de la population africaine est composée des 15-34 ans et que 10 millions de jeunes Africains arrivent chaque année sur le marché du travail. Partant de ce constat, le panéliste a souligné que tout le monde ne peut pas devenir fonctionnaire.Maître KESSEL, Avocat, Expert en Géopolitique et Intelligence économique a exhorté le Gouvernement centrafricain de s'engager dans des études et des réflexions sur l'autonomisation des Jeunes Centrafricains. Elle a ensuite rappelé la Charte visionnaire qu'est la Charte africaine de la Jeunesse adoptée en 2006 lors d'un Sommet de l'Union africaine. Cette charte est devenue le cadre juridique visant à orienter et à appuyer les politiques, les programmes et actions en faveur des Jeunes en Afrique. Cette charte représente enfin le seul instrument normatif de cette nature adoptée à l'échelle d'un continent. Elle entend donner un rôle institutionnel à leur participation aux plateformes nationales, régionales et continentales. Il a été proposé par les panélistes la stratégie suivante. Elle se décline en trois axes. Tout d'abord, la production et la gestion de connaissances sur les questions relatives à la jeunesse centrafricaine. Ensuite, l'élaboration de politiques de la jeunesse avec la participation des Jeunes Centrafricains. Enfin, dernier axe, la participation des jeunes à la prise de décisions, l'engagement citoyen et l'inclusion sociale. En termes de leadership, d'engagement citoyen et d'entrepreneuriat des jeunes, trois composantes doivent être identifiées. Il s'agit des jeunes leaders ayant déjà créé leur entreprise, ONG mais qui n'arrivent pas à percer. Puis il y a les jeunes non encore actifs mais porteurs d'une idée novatrice et pertinente. Enfin il y a les jeunes les plus vulnérables et marginalisés. Le Gouvernement centrafricain doit prioriser les actions qui ont des effets structurels. Les panélistes dans leurs échanges avec le public ont souhaité promouvoir et enrichir le débat sur cette problématique. Le Dr HIBAILE a souligné l'importance que le Président de la République et le Gouvernement écoutent les Jeunes de Centrafrique afin d'incarner une RCA nouvelle qui soit autre chose qu'un nouvel eldorado minier, énergétique ou agricole. Un certain nombre d'exigences s'imposent si on veut placer toute cette jeunesse sur une orbite moderne par le biais de formations professionnelles orientées sur les métiers d'avenir. Les Jeunes de RCA doivent nourrir d'autres ambitions que celles de devenir fonctionnaire ou militaire. Il faut rebâtir le socle des valeurs de la Société centrafricaine et faire en sorte que l'exemple vienne d'en haut. Monsieur KOYAGBELE, Président des Paysans centrafricains a fait un exposé sur les bienfaits de la coopération russo-centrafricaine. Il a édifié le public en expliquant que le Gouvernement centrafricain a signé un accord pétrolier octroyant à la RCA 90% des recettes pétrolières. Un taux inédit qui a suscité l'espoir des participants dans une possible émergence de la République centrafricaine à l'horizon 2025. M. KOYAGBELE a rappelé que la Russie ne vise pas les ressources du sous-sol de la Centrafrique mais qu'elle souhaite seulement étendre son influence sur le continent africain pour rééquilibrer les rapports de force face aux Etats-Unis dans le contexte d'un monde qui renoue avec une certaine bipolarité dans les enjeux géopolitiques. L'intérêt de la RCA est d'exploiter ces rivalités entre grandes puissances, pour devenir prospère et assurer un progrès social à son peuple. Rappelons que le Centre de recherches et de prospective PROMETHEUS-RCA entend lutter contre la pensée unique et valoriser la pensée critique.

De CAULAINCOURT

SOURCE JOURNAL "L'HIRONDELLE"

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