Le Think Tank FODE a tenu une conférence sur les enjeux de la Bonne Gouvernance

Le 24 mars 2018, le Think Tank FODE, fondé par Monsieur Trinité FODE KOUE, a organisé une conférence-débat avec les Jeunes Leaders centrafricains à l’Omnisports sur la thématique des enjeux de la bonne gouvernance. Des panélistes de haut niveau étaient présents pour édifier les Jeunes Leaders sur les facteurs de relèvement de la République centrafricaine, qui passent par le respect des standards internationaux.

Les débats étaient présidés par Maître Isabelle KESSEL, Avocat international, Expert en Géopolitique et en Intelligence économique. Maître KESSEL a rappelé à l’auditoire la définition de la gouvernance. Tout d’abord la Banque Mondiale définit la gouvernance comme la manière dont sont gérées les ressources économiques et sociales d’un pays à l’appui de son développement. Ensuite, il a été souligné que la bonne gouvernance réside dans l’exigence pour un Gouvernement des hommes, d’une Administration d’une gestion des choses qui soit démocratique, efficace, juste et responsable, fondée sur l’équité et le droit, la transparence et l’implication des acteurs. Puis Maître KESSEL a énoncé les 3 enjeux principaux de la bonne gouvernance. Tout d’abord la réalisation et ou la consolidation de la paix, de la sécurité, et de la stabilité. Puis la construction et ou l’amélioration de la démocratie. Enfin, la conduite efficiente d’un processus de développement durable. Les 6 critères de la bonne gouvernance ont ensuite répertoriés comme suit : la manière dont les citoyens d’un pays participent à la sélection de leur Gouvernement. Ensuite l’efficacité de ce Gouvernement et les quallités de ses institutions et leur indépendance par rapport aux pressions politiques, ainsi que la qualité de l’élaboration et de l’application des politiques sans oublier la crédibilité de l’engagement des pouvoirs publics à l’égard de ces politiques. Ensuite la qualité de la réglementation : il s’agit alors de la capacité pour le Gouvernement à formuler et à appliquer des politiques et des réglementations saines favorables au développement du secteur privé.  Pui sle critère de l’état de droit a aussi été évoqué. Il s’agit du degré de confiance qu’ont les citoyens dans les règles de la société et la manière dont ils s’y conforment en particulier le respect des contrats, des droits de propriété, de la police et des Tribunaux. Puis le critère du contrôle de la corruption a été abordé par les panélistes.La corruption consiste en l’utilisation des pouvoirs publics à des fins privées et en la prise en otage de l’Etat par une élite et des intérêts privés. Le dernier critère qu puisse mesurer la bonne gouvernance est celui de la stabilité politique et l’absence de violence. Il mesure donc l’éventualité pour un Gouvernement d’être déstabilisé par des moyens anticonstitutionnels. Le Magistrat à la Cour des Comptes, Romuald MAVOUNGOU a ensuite présenté la contribution de la Cour des Comptes à l’exigence de bonne gouvernance en République centrafricaine. A savoir la vérification de l’exactitude des comptes publics  par le biais de contrôles et l’absence de détournement des deniers publics. La Cour des Comptes contrôle enfin l’exécution de la Loi de Finances. Le Magistrat MAVOUNGOU a spécifié à l‘auditoire que la Cour des Comptes n’a jamais été saisie sur la question de l’audit du don angolais géré par la Présidence SAMBA-PANZA. Et qu’il serait pertinent à cet égard qu’une Commission d’enquête parlementaire soit nommée pour effectuer ce travail d’investigation. Le Haut-Commissaire à la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance (HABG), Monsieur Boniface NZONIKOUA a exhorté tous les Centrafricains à s’impliquer dans le processus de bonne gouvernance. En effet, le Haut-Commissaire NZONIKOUA a expliqué aux Jeunes Leaders que la bonne gouvernance faisait l’objet d’une approche holistique et requérait la participation de tous les citoyens de Centrafrique de par un changement des comportements. C’est donc une approche multiacteur et intégratrice dont il est question. Enfin, la conférence a pu bénéficier des expériences du Coordonnateur de l’ONG Afrique Nous-Mêmes, Monsieur Joaquim ARNOLD, qui a exhorté les Jeunes Leaders centrafricains à s’orienter vers l’Agripreneuriat ou Entrepreneuriat agricole afin d’apporter leur contribution au relèvement pérenne de la République centrafricaine qui revient de loin.
De CAULAINCOURT

SOURCE LE JOURNAL "L'HIRONDELLE"

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